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Bruno Le Maire veut "rétablir la double peine" pour les "terroristes"

Le député de l'Eure, Bruno Le Maire.

Le député de l'Eure, Bruno Le Maire. - AFP

Le député de l'Eure, invité du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche a annoncé qu'il allait déposer une proposition de loi en ce sens lors de la rentrée parlementaire.

"Je déposerai une proposition visant à rétablir la double peine pour les ressortissants étrangers impliqués dans des affaires de terrorisme", a annoncé Bruno Le Maire sur RTL. Le député de l'Eure, invité du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI ce dimanche s'est appuyé sur le cas d'Ayoub El Khazzani, le tireur présumé du Thalys.

Ayoub El Khazzani "va être jugé en France. Il va probablement être condamné. À la fin de sa peine, il restera en France. Moi je veux que ce ressortissant marocain, à la fin de sa peine, soit expulsé immédiatement du territoire français, et je demande le rétablissement de la double peine pour tous les ressortissants étrangers qui ont commis des actes terroristes", a dit Bruno Le Maire.

Comme on lui faisait remarquer que la double peine avait été supprimée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur en 2003, Bruno Le Maire a répondu: "ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est la sécurité des Français. (...) Nous sommes rentrés dans une époque, nous sommes dans un autre monde. La France est la première cible de l'islamisme radical".

Expulsion des "étrangers fichés S"

Parmi les autres "propositions" pour "renforcer la sécurité des Français", Bruno Le Maire prône l'expulsion immédiate du territoire de "tous les ressortissants étrangers fichés sous fiche S", pour sûreté de l'Etat (5.000 à 8.000 fiches dont 840 concernant des combattants étrangers qui ont pu résider en France ou qui y résident encore).

Récemment, Marine Le Pen (FN) a demandé que les étrangers fichés pour leurs liens avec l'islam radical soient "immédiatement expulsés" et "interdits de territoire". Bruno Le Maire souhaite également "que l'on renforce considérablement les moyens judiciaires de la DGSI, pour qu'à chaque fois qu'il y a une écoute, ce soit une écoute judiciaire, et qu'on puisse par conséquent interpeller l'individu plutôt que de le suivre".

Il a également plaidé pour la "criminalisation de tout trafic d'armes de première catégorie". En revanche, "je ne pense pas que le rétablissement du contrôle des frontières soit la bonne formule. Je pense que la bonne formule, c'est davantage d'échanges de renseignement entre les pays européens qui sont visés par l'islamisme radical", a-t-il dit.

C. P. avec AFP