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Affaire Copé: le directeur de Bygmalion promet "des poursuites judiciaires"

Guy Alvès, ex-chef de cabinet de Jean-François Copé et actuel patron de la société Bygmalion sur le plateau de BFMTV le 27 février 2014.

Guy Alvès, ex-chef de cabinet de Jean-François Copé et actuel patron de la société Bygmalion sur le plateau de BFMTV le 27 février 2014. - -

Dans la tourmente pour une surfacturation supposée à l'avantage de l'agence Bygmalion, Jean-François Copé dément. L'un des patrons, Guy Alvès se défend sur BFMTV.

Jean-François Copé est dans la tourmente en raison d'une supposée surfacturation à l'avantage de l'agence de communication événementielle Bygmalion, dirigée par deux de ses proches Guy Alvès et Bastien Millot. Le premier fut son chef de cabinet à Bercy et le second fut son directeur de cabinet à Meaux.

"La société Bygmalion travaille depuis 2001 avec l'UMP et je l'ai rachetée en 2008. On a depuis continué à travailler avec l'UMP. Mais le lien entre l'entreprise et l'UMP ne vient pas de Jean-François Copé et moi-même", se défend Guy Alvès sur BFMTV. Selon Le Point qui a révélé l'affaire, l'agence a largement profité de l'élection présidentielle pour croître. Lors des meetings de Nicolas Sarkozy certaines prestations facturées hors appels d’offres pouvaient ainsi atteindre le double des tarifs habituels.

"Je n'ai absolument pas surfacturé l'UMP"

L'hebdomadaire évoque une somme de huit millions d'euros, au moment où l'UMP avait dû demander aux adhérents du parti de renflouer les caisses de onze millions d'euros après l'annulation des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Le député UMP Lionel Tardy assure lui que "tout le monde savait".

Guy Alvès interroge encore: "est-ce que vous pensez que j'ai imposé quoi que ce soit au client? Le client passe une commande, je propose un devis, il l'accepte, je fais la prestation et il me règle. Voilà comment ça se passe. Je n'ai absolument pas surfacturé l'UMP. Quel en serait l'intérêt?".

"Il y aura des suites judiciaires"

Le chef d'entreprise a également annoncé son intention de porter plainte contre ce qu'il qualifie "d'accusations gratuites".

Guy Alvès estime "qu'aucun des faits ne sont prouvés". Il dénonce la "mise en cause d'une entreprise, de ses collaborateurs, de ses clients, de ses actionnaires" et promet que "des poursuites judiciaires seront engagées contre le journal Le Point".

Le président de l'UMP, Jean-François Copé a également annoncé son intention de porter plainte, regrettant par la voix de son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux "un article diffamatoire" et une "haine tenace du Point".

Samuel Auffray