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Les maires abandonnés pendant la crise? Véran répond qu'en France, "la politique est centralisée"

Olivier Véran quitte l'Elysée le 7 juillet 2021

Olivier Véran quitte l'Elysée le 7 juillet 2021 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Olivier Véran a répondu, dans les colonnes du magazine Society ce jeudi, aux maires qui lui ont à plusieurs reprises reproché de ne pas être écoutés par l'État pendant la crise sanitaire.

Les maires ont-ils été abandonnés et peu écoutés par l'État pendant la crise sanitaire, comme ils ont pu le dire à plusieurs reprises? Aux critiques, Olivier Véran rappelle, dans le nouveau numéro de Society diffusé ce jeudi, qu'en France contrairement à l'Allemagne ou à l'Espagne, la politique est "centralisée". Mais que cette dernière "n'empêche pas une concertation avec les élus, les préfets, et de la souplesse".

"Alors vous avez des élus qui râlent: 'Moi, je voudrais avoir la compétence.' Pas de problème! Il y a un président de région - Renaud Muselier - qui voulait tellement avoir la compétence qu'il a passé des commandes de vaccin russe, je vous propose de lui demander où elles sont", a-t-il répondu, tâclant le président LR du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le ministre de la Santé s'en est également pris à "une présidente de région", sans la citer, qui "se vantait d'avoir distribué des masques, sauf que quand l'avion a été bloqué sur un tarmac en Chine, c'est bibi qui a appelé pour faire en sorte qu'il décolle!"

Un groupe Whatsapp de 300 maires

"La centralisation, politiquement, c'est moins gagnant, mais plus efficace", a encore défendu Olivier Véran.

"Je ne dis pas que tout a été parfait, mais quand on est tous dans le même bateau, il vaut mieux prendre des rames que d'aller sur le pont pour dire 'ça ne rame pas assez vite'. Dans la majeure partie des situations ça s'est très bien passé avec les élus, et dans certains contextes, il y en a qui ont de la péloche", a-t-il affirmé.

Des élus avaient ainsi intégré Olivier Véran dans une conversation Whatsapp, une application de messagerie, avec 300 maires disposant de centres de vaccination. "Ils me posaient des questions, je répondais, ça se passait très bien. Ça n'empêchait pas certains d'entre eux d'aller ensuite un plateau télé affirmer: 'Le ministre ne me répond pas.'", a-t-il regretté.

Clément Boutin Journaliste BFMTV