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Las des "insultes", Solère espère que Les Républicains vont "ouvrir les yeux"

Thierry Solère

Thierry Solère - MARTIN BUREAU / AFP

Le chef de file des Constructifs, menacé d'exclusion par une partie des Républicains, demande la fin des "invectives" au sein de sa famille politique.

C'est avec un certain piquant que le député Les Républicains Thierry Solère, chef de file des dissidents "constructifs" à l'Assemblée nationale, commente le feuilleton de son exclusion, ainsi que de ses camarades "macron-compatibles", du parti de droite. À l'approche d'un bureau politique qui pourrait entériner cette décision, le questeur du palais Bourbon manie volontiers la dérision:

"Je me souviens du slogan de Nicolas Sarkozy en 2007: 'Ensemble, tout devient possible'. Là, je trouve que l'on donne une image du 'tout devient possible' pas très glorieuse", tacle-t-il dans Le Talk du Figaro de vendredi.

"Je ne baisse pas les bras, j'attends de voir si Les Républicains ne veulent pas ouvrir les yeux", espère Thierry Solère.

"Sans moi!"

"Arrêtons les invectives et les insultes", demande le député, que Nadine Morano traitait cette semaine de "traître" et de "sale type".

"Si Les Républicains veulent s'enfermer dans un parti anti-européen, populiste, qui s'oppose à tout et fait de la petite politique, il faudra proposer une alternative partisane" en collaboration avec l'UDI, prévient Thierry Solère, qui se définit comme un "réformateur" plutôt que comme un "ultra conservateur".

Le député refuse de "glisser vers un Tea Party à la française". "Ce sera sans moi !", prévient l'organisateur de la primaire de la droite. Les Républicains de la ligne "dure" l'entendent bien ainsi.

Louis Nadau