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S'il est élu à Paris, Griveaux veut créer 400 policiers municipaux "avec des armes de poing"

Invité ce lundi matin de RMC-BFMTV, le candidat LaREM pour la mairie de Paris souhaite diviser par deux le nombre de membres de cabinets pour créer à la place 400 policiers municipaux, "formés et armés".

Moins d'employés dans les bureaux, plus de policiers dans les rues. C'est en substance ce que souhaite réaliser Benjamin Griveaux, invité ce lundi matin de RMC et BFMTV, s'il est élu à la Mairie de Paris en mars prochain.

Une proposition qui démarre par un constat pour le député de Paris, investi candidat par la République en Marche: "Il y a 55.000 agents, 150 directeurs et plus de 400 membres de cabinets, c'est plus que la totalité du gouvernement réuni." Souhaitant montrer l'exemple "par le haut", le député de Paris espère utiliser cet argent autrement afin de mettre plus de membres des forces de l'ordre dans les rues:

"On va diviser par deux, et en économisant 200 membres de cabinet je crée 400 policiers municipaux, formés et armés." Précision importante: "Avec des armes de poing."

Une position qui suscite un débat éternel chez tous les professionnels et experts du maintien de l'ordre, et qui diverge grandement d'une ville à l'autre. Et sur laquelle l'ancien porte-parole du gouvernement reconnait avoir "changé d'avis" récemment.

"Je ne mettrai jamais la vie d'un de mes agents en danger"

"Tous les grands policiers avec qui j'ai été amené à échanger depuis des mois me disent: 'Monsieur vous ne pouvez pas mettre en responsabilité une personne dans la rue, avec un uniforme marqué police, sans qu'il soit en possibilité d'exercer sa légitime défense, parce que vous en faites une cible'." De quoi faire dire à l'élu LaREM, s'il accède aux plus hautes fonctions parisiennes:

"Moi, maire de Paris, je ne mettrai jamais la vie d'un de mes agents en danger." 

Sur ses futurs policiers municipaux tel qu'il les imagine, le proche d'Emmanuel Macron détaille: "Ça veut dire qu'on les forme, qu'on les équipes de caméras piétons, pour être totalement transparent dans les interventions." Quant à l'arme de poing? Elle "n'est pas pour leur permettre d'intervenir, mais pour leur permettre de se défendre."

Derrière ce projet, un objectif: que les policiers municipaux puissent s'occuper par exemple des "rassemblement en bas des immeubles, des nuisances sonores, etc." Missions pour lesquelles, estime notre invité, la police nationale ne doit pas être mobilisée.

Jérémy Maccaud