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La réponse de Ségolène Royal à l'enquête du PNF sur ses frais d'ambassadrice des pôles

Ségolène Royal à Paris le 3 janvier dernier.

Ségolène Royal à Paris le 3 janvier dernier. - ERIC PIERMONT / AFP

Dans une publication Facebook ce mercredi, Ségolène Royal explique que "les règles de rigueur (...) ont été parfaitement respectées", alors qu'une enquête préliminaire du PNF a été ouverte à propos de l'usage des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles.

Ségolène Royal riposte. L'ancienne ministre a publié, ce mercredi après-midi, un long texte de justification sur son compte Facebook dans lequel elle se défend des accusations qui pèsent contre elle, et répète que "les règles de rigueur qui s’imposent ont été parfaitement respectées". Le parquet national financier a ouvert en novembre 2019 une enquête préliminaire concernant son usage des moyens mis à sa disposition en tant qu'ambassadrice des pôles.

"Toutes les pièces justificatives sont disponibles sur chacune des insinuations formulées", écrit Ségolène Royal sur le réseau social. 

"Cette enquête est parfaitement légitime"

Dans cette publication, Ségolène Royal estime que "cette enquête est parfaitement légitime", bien qu'elle nie en bloc les accusations de Franceinfo, selon lesquelles une enveloppe de 100.000 euros lui aurait été attribuée et trois collaborateurs auraient été mis à sa disposition afin de mener à bien ses missions. 

L'ancienne ministre de l'Environnement, qui occupe cette fonction bénévole depuis 2017, est mise en cause pour avoir utilisé à des fins personnelles, notamment pour la promotion d'un de ses livres, l'enveloppe mise à sa disposition pour ses frais d'ambassadrice.

Sur ses supposées absences à plusieurs rendez-vous diplomatiques, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 déplore "une polémique qui a duré plus d'un mois malgré les preuves contraires", et affirme que "sur les 12 réunions" évoquées par Franceinfo, auxquelles elle n'aurait pas assisté, le média n'a pu prouver son absence effective que pour l'une d'elles, justificatif à l'appui.

Par ailleurs, Ségolène Royal nie avoir eu à disposition une enveloppe de 100.000 euros qu'elle pourrait "utiliser à (sa) guise". Elle se défend également d'avoir utilisé ses frais d'ambassadrice pour la promotion de son livre (Ce que je peux enfin vous dire, réédité en poche fin 2019): "Pas un seul euro du ministère n’a été utilisé pour ces dédicaces".

Des déplacements "pris en charge par Fayard"

"Toute dépense de la mission (essentiellement les déplacements pour se rendre aux réunions officielles en Arctique, les rencontres scientifiques et diplomatiques de travail) fait l’objet d’un double contrôle au sein du ministère: le Service des missions d’une part et le contrôle financier d’autre part", assure-t-elle. 

L'ex-candidate à la présidentielle de 2007 explique ensuite que les déplacements de ses trois collaborateurs de la mission Pôles (salariés du ministère des Affaires étrangères selon Franceinfo) ont été "effectués à leur demande, et sur leur quota de jours de congés, intégralement pris en charge par la maison d’édition Fayard, preuves à l’appui."

Enfin, l'ancienne ministre de l'Environnement détaille à "41.476 euros" "le montant des dépenses de fonctionnement prises en charge directement par le ministère" des Affaires étrangères pour l'année 2018, et à "50.207 euros" pour l'année 2019.

L'enquête du parquet national financier a été ouverte à la suite de la diffusion par Radio France d'informations la mettant en cause, a annoncé mercredi le PNF dans un communiqué. L'existence de l'enquête du PNF a été révélée mercredi par Franceinfo alors qu'elle est menacée d'être limogée de cette fonction bénévole d'ambassadrice, qu'elle occupe depuis 2017, en raison de ses critiques contre la politique du gouvernement.

Jeanne Bulant