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Jean-Luc Mélenchon veut créer un "mouvement pour la VIe République

Jean-Luc Mélenchon a improvisé une conférence de presse vendredi à Grenoble.

Jean-Luc Mélenchon a improvisé une conférence de presse vendredi à Grenoble. - BFMTV

Le candidat à la présidentielle 2012 ne quitte pas la vie politique et continue le "combat politique".

"Je vais me mettre en pointe pour aider à la formation d'un mouvement pour la VIème république." Jean-Luc Mélenchon a expliqué vendredi après-midi pourquoi il avait annoncé quelques heures plus tôt qu'il quittait la coprésidence du parti de gauche (PG), lors d'une conférence de presse improvisée en marge de l'université d'été de son parti à Grenoble.

"Ce que je suis en train de mijoter c'est un dispositif de combat, pas un dispositif de retraite", a-t-il insisté devant la presse à qui il a demandé du "respect". "Vous m'avez fait un été bien pourri", a-t-il lancé aux journalistes présents.

Selon l'ancien candidat à la présidentielle, ce retrait s'inscrit dans le cadre d'une simple réorganisation du parti. "Nous nous répartissons les tâches autrement", a-t-il ajouté avant de reprocher aux journalistes de l'avoir trop exposé alors que la direction était collégiale, insistant sur le fait que Martine Billard quittait elle aussi la coprésidence.

Toujours un rôle de "premier plan"

Alexis Corbière avait déjà détaillé sur BFMTV vendredi midi une simple réorganisation interne précisant que Jean-Luc Mélenchon continuerait à occuper un rôle de "premier plan". Le secrétaire national du Parti de gauche expliquait néanmoins que l'eurodéputé était "dégoûté par une certaine forme de la vie politique, de cette façon dont tout se résume à des images et pas à des idées". Mais sinon il assurait que la figure la plus connue de son parti était "en pleine forme".

Un livre en novembre

Jean-Luc Mélenchon avait fait part fin juillet de sa lassitude. "A un moment, il faut s'arrêter de courir. Parce que si on court tout le temps, on va finir par se mettre dans le vide. Et là, j'ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles", expliquait-t-il dans une interview à Hexagones.

Dans un entretien au Dauphiné libéré publié jeudi, il dénonçait un nouvelle fois: "la technique des dirigeants du PCF - qui tantôt prônaient l'alliance avec le PS, tantôt se sont appropriés le Front de gauche - a dissous notre message" aux dernières municipales.

On se souvient d'un Jean-Luc Mélenchon au bord des larmes au soir de la "vague brune" des élections européennes. "J'ai le cœur qui saigne", avaitle leader du Front de gauche au soir d cette claque électorale.

Jean-Luc Mélenchon avait déjà annoncé qu'il allait se concentrer sur l'écriture d'un nouveau livre dont la sortie est programmée en novembre: L'ère du peuple, consacrée à la VIème République.

Pierre Laurent espérait que "les vacances portent conseil"

L'ancien candidat à la présidentielle n'abandonne pas non plus le Front de gauche, la grande formation créée par le PG et le Parti communiste. Il dit qu'il sera "peut-être" présent à la réunion prévue le 6 septembre. "Je ne boude pas, je ne fais pas la tête", insiste-t-il.

Interrogé sur BFMTV au sujet de sa relation politique difficile avec Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du PC avait répondu par une boutade fin juillet. Pierre Laurent souhaitait que "les vacances portent conseil". "A la rentrée, on aura besoin des énergies de tout le monde", ajoutait-il. Ce sera donc sans le bouillonnant Jean-Luc Mélenchon.

Karine Lambin