BFMTV

Le Parti de gauche fait son "remue-méninges" à Grenoble

Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting du Parti de gauche à Paris, le 16 mars 2014.

Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting du Parti de gauche à Paris, le 16 mars 2014. - Thomas Samson - AFP

Emmené par Jean-Luc Mélenchon, le PG entame quatre jours de formations et débats, sur fond de tension avec le Parti communiste.

Le Parti de gauche aussi a droit à son université d'été – plus exactement un "remue-méninges" qui commence vendredi et durera quatre jours, sur le campus de Grenoble. Les journées de jeudi et vendredi, consacrées à des ateliers de formation des militants, ne sont pas ouvertes au public.

Cependant, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'il participerait aux cérémonies du 70e anniversaire de la libération de Grenoble, aux côtés du nouveau maire écologiste Eric Piolle, élu aux dernière municipales à la tête d'une "liste citoyenne" réunissant notamment EELV et le PG.

Jean-Luc Mélenchon doit déposer une gerbe jeudi après-midi en l'honneur du premier Bataillon parachutiste de choc, qui a participé à la libération de la ville en 1944. Il sera accompagné d'Elisa Martin, cofondatrice du PG et première adjointe au maire de Grenoble. En outre, le coprésident du Parti de gauche prononcera un discours dimanche à 11 heures, point d'orgue et conclusion du "remue-méninges".

Le PCF pense rallier les frondeurs, le PG s'y oppose

Entre-temps, l'université d'été accueillera toute une série de débats ayant pour thème "L'écosocialisme, nouvelle doctrine de l'émancipation humaine", "De Jaurès à Robespierre, histoire et hégémonie culturelle" ou "Réforme territoriale ou 6e République?"...

Mais l'évènement se tient cette année sans les communistes: les désaccords entre les deux formations n'ont pas été réglés, bien au contraire.

D'ordinaire, les Estivales du Front de gauche faisaient suite au remue-méninges du PG. Mais ce ne sera pas le cas ce week-end. Pierre Laurent rendra visite aux socialistes à la Rochelle, un choix vivement critiqué par son ancien allié du Parti de gauche. Le PCF pense pouvoir rallier les "frondeurs" et les déçus de l'exécutif quand le PG prône une opposition totale avec les socialistes.

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui a accordé un entretien au Dauphiné libéré, l'analyse est claire: "la technique des dirigeants du PCF - qui tantôt prônaient l'alliance avec le PS, tantôt se sont appropriés le Front de gauche - a dissous notre message" aux dernières municipales.

A. K. avec AFP