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"Je n'ai pas envie de laisser tomber l'hôpital": Macron interpellé par des soignants

Le chef de l'État s'est rendu ce mardi matin à l'Hôpital Rothschild, après une visite à des "aidants", dans les locaux d'une association parisienne.

Alors que l'épidémie de coronavirus ne s'essouffle pas, Emmanuel Macron s'est rendu ce mardi à la mi-journée à l'hôpital Rothschild, dans le XIIe arrondissement de Paris, où il a été vivement interpellé par des membres du personnel soignant, notamment au sujet de leurs conditions de travail, avec en toile de fond la crise sanitaire et la tension qui s'accroît sur les services hospitaliers.

"On est tous mobilisés", a déclaré Emmanuel Macron. "Je tiens à remercier tous les soignants pour ce qui est fait depuis des années et des années, et ce qui est fait aussi aujourd'hui, parce que beaucoup parfois oublient, que vous avez eu à gérer ce qui a été déprogrammé pendant le Covid, et on a aujourd'hui ce virus qui remonte et qui continue à faire pression sur les services hospitaliers."

"On va tous y arriver, je suis un fils d'hospitalier, je n'ai pas envie de laisser tomber l'hôpital", a poursuivi le chef de l'État, évoquant notamment le Ségur de la santé à l'appui de ses dires et défendant un investissement de "8 milliards et demi par an", face à des soignants qui déplorent le manque d'attractivité de l'hôpital public et l'insuffisance des mesures prises au niveau salarial.

"Il faut améliorer les conditions de travail"

"Il faut améliorer les conditions de travail", a répondu une soignante à Emmanuel Macron.

"Le Ségur, ce ne sont pas des promesses, c'est un accord signé entre le ministère et des organisations représentatives. Cet accord il est signé, le gouvernement a pris l'engagement (...). Ca a une valeur juridique", a défendu le président de la République.

En Île-de-France, le taux d'occupation des lits de réanimation pour des patients atteints du coronavirus a dépassé depuis plusieurs jours le seuil critique de 30%. Une proportion qui devrait atteindre les 50% "dans les 15 prochains jours", selon l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France.

De ce fait, certaines structures hospitalières ont commencé à "déprogrammer des activités chirurgicales", a indiqué le directeur général de l'ARS, Aurélien Rousseau.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV