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Intervention militaire en Syrie: Hollande sous la pression de l'opposition

Le président Hollande au téléphone avec Barack Obama, vendredi 30 août.

Le président Hollande au téléphone avec Barack Obama, vendredi 30 août. - -

La droite, UMP et centriste, se démarque désormais clairement de François Hollande à propos de la crise syrienne, en mettant en garde le président de la République contre toute décision hâtive d'intervenir militairement.

Après les déclarations de François Fillon et Jean-François Copé, qui ont tiré la sonnette d'alarme à 24 heures d'intervalle devant les risques d'une entrée en guerre contre la Syrie, c'est Jean-Louis Borloo, le patron de l'UDI - parti centriste allié naturel de l'UMP -, qui a mis François Hollande sous pression. Il a réclamé samedi soir un vote des parlementaires français, immédiatement après la déclaration de Barack Obama décidant de faire voter le Congrès américain.

Rien n'empêcherait un vote du Parlement

Une session extraordinaire du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) consacrée à la crise syrienne doit se tenir mercredi, avec au programme une déclaration du Premier ministre Jean-Marc Ayrault suivie d'un débat... Mais en principe pas d'un vote, même si juridiquement rien ne l'empêche.

D'ici cette session, les appels à un vote des parlementaires risquent de se multiplier, alors que déjà des dirigeants politiques de droite comme de gauche - hormis au PS - ont exprimé leurs réserves ou leurs craintes face à une action militaire visant à "punir" le régime Assad tenu pour responsable de l'attaque chimique du 21 août dans la banlieue de Damas.

Obama et Hollande réaffirment leur "détermination"

Samedi, François Hollande et Barack Obama, lors d'un nouvel entretien téléphonique, ont réaffirmé leur "détermination" à agir, selon l'entourage du président français. La veille ils avaient appelé la communauté internationale à adresser un "message fort" au régime syrien.

A droite, trois jours après avoir approuvé l'attitude de François Hollande dans ce dossier - il l'avait trouvé mercredi "juste sur la forme comme sur le fond" -, le président de l'UMP Jean-François Copé a nettement pris ses distances samedi, alors que, selon un sondage BVA, 64% des Français sont hostiles à une intervention armée.

D. N. avec AFP et A.S. Warmont