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Hausse du chômage : "tout s'est aggravé"

29.300 chômeurs supplémentaires inscrits à Pôle emploi en novembre 2012.

29.300 chômeurs supplémentaires inscrits à Pôle emploi en novembre 2012. - -

A la suite de la publication des chiffres du chômage pour novembre, ce jeudi, l'opposition s'est empressée de fustiger l'action du gouvernement.

Le ministère du Travail a dévoilé ce jeudi les derniers chiffres du chômage, qui témoignent d'une nouvelle hausse du nombre de demandeurs d'emploi en novembre (+0,9%, soit 29.300 chômeurs supplémentaires inscrits à Pôle emploi). Avec ce 19e mois de dégradation, le nombre total de chômeurs en France s'élève à 3,13 millions.

La classe politique n'a pas manqué de réagir, fustigeant la politique menée par François Hollande et le gouvernement socialiste.

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• Copé : "Des solutions d'un autre âge"

Le président contesté de l'UMP, Jean-François Copé, a accusé François Hollande de "s'entêter à vouloir mettre en oeuvre des solutions d'un autre âge" et "sans efficacité" contre le chômage. Selon lui, le chef de l'Etat mène une politique qui va faire de 2013 "l'année de la bataille contre l'emploi".

• Le Pen : "Le désastre social du gouvernement socialiste"

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé de son côté que cette nouvelle hausse est "la confirmation du désastre social produit par la politique du gouvernement socialiste, conforme en tout point à celle de l'UMP".

Avant d'ajouter : "Ce chômage de masse consacre la victoire par abandon de la grande finance sur François Hollande, lequel s'est couché sans broncher devant ses maîtres".

• Dupont-Aignan : "Une catastrophe humaine"

"De tels chiffres révèlent une catastrophe économique, sociale mais surtout humaine", a réagi, pour sa part, le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan. Pour lui, ces chiffres "démontrent froidement que l'arrivée des socialistes n'a rien changé".

• Sarnez : "Tout s'est aggravé"

"Aux personnes sans emploi, il faut ajouter ceux qui sont en sous-emploi et ceux qui n'apparaissent plus dans la comptabilité", a calculé la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez.

"Nous arrivons à un chiffre de près de 9 millions de Français en marge de l'emploi ou sous-employés. C'est terrible et effrayant. En un an, rien ne s'est arrangé, tout s'est aggravé", a-t-elle déclaré.

• Jégo : "Une année 2013 déjà sacrifiée"

Yves Jégo, député UDI de Seine-et-Marne a regretté que la France soit "désormais inscrite dans un rythme funeste de près de 1.500 chômeurs de plus chaque jour", ajoutant que "cette accélération est le résultat direct des mauvaises décisions prises ou annoncées par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault".

Et de fustiger le déplacement de François Hollande à Rungis, ce jeudi matin : "Ce n'est malheureusement pas la communication théâtralisée du président de la République [...] qui changera la réalité d'une année 2013 qui semble déjà sacrifiée par la majorité".

>> A lire : "À Rungis, Hollande promet une "grande bataille pour l'emploi" en 2013"

• Picquet : "Il est temps de sonner l'alarme"

Le président de la coordination du Front de gauche, Christian Picquet, a, lui aussi, critiqué la visite du chef de l'Etat à Rungis.

"François Hollande peut bien, à l'occasion de sa visite-spectacle à Rungis, appeler les Français à la grande 'bataille de l'emploi', la politique qu'il met en oeuvre depuis la rentrée est bien incapable de remplir cette promesse", a-t-il lancé, avant de conclure : "il est temps, à gauche, de sonner l'alarme".