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Voyage à Berlin: "Pas de polémique, restons sur l’essentiel", se défend Valls

Alors que la polémique enfle sur le voyage à Berlin depuis que l'on sait que Manuel Valls était accompagné de ses enfants, le Premier ministre a réagi mardi à l'Assemblé nationale.

BFMTV vous révélait mardi que Manuel Valls était accompagné par deux de ses fils lors de l'aller-retour à Berlin samedi pour assister à la finale de la Ligue des Champions de football. L'entourage du Premier ministre a beau expliquer qu'il s'agissait bien d'un déplacement officiel et que Manuel Valls avait assisté à la finale FC Barcelone-Juventus Turin à l'invitation du président de l'UEFA, la polémique enfle.

Deux députés de l'opposition ont d'ailleurs fait plusieurs allusions sur ce sujet à l'Assemblée nationale, mardi. "Je ne vais pas vous parler de Berlin", a ainsi lancé Laurent Furst en préambule d'une question sur le chômage.

"Le sport a un rôle très important, grâce aux grands événements que nous allons accueillir en France et le rôle du chef du gouvernement est de soutenir ces grands rendez-vous pour la France. Et je continuerai à le faire parce que c'est important pour l'image du pays, pour l'attractivité, pour la compétitivité et pour les emplois. Pas de polémique, restons sur l'essentiel", s'est défendu Manuel Valls.

"Il aurait dû payer dès le départ"

Interrogé plus tôt sur BFMTV, Claude Goasguen estime que l'hôte de Matignon "s'est pris les pieds dans le tapis". Le député Les Républicains (ex-UMP) considère que "la méthode n'est pas conforme à la vertu signalée par le gouvernement depuis quelques années. Il aurait dû payer dès le départ."

Son collègue Daniel Fasquelle va plus loin et "demande qu'il rembourse à l'Etat français ce qu'a coûté ce déplacement". Le député Les Républicains "une faute de comportement d'une exceptionnelle gravité surtout quand on a un bilan aussi catastrophique que le sien".

Enfin à gauche, Olivier Falorni considère que Manuel Valls n'a volé personne, mais l'éthique voudrait que le transport des deux enfants soit assuré par le Premier ministre, qu'il paie pour ses deux enfants".

K. L.