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Viol présumé au Quai des Orfèvres: Cazeneuve promet la fermeté

Bernard Cazeneuve, ici le 25 avril dernier, rappelle aussi que "des enquêtes disciplinaires" ont été engagées par l'Inspection générale de la police nationale.

Bernard Cazeneuve, ici le 25 avril dernier, rappelle aussi que "des enquêtes disciplinaires" ont été engagées par l'Inspection générale de la police nationale. - -

S'il est avéré que les deux policiers mis en examen durant la nuit avaient violé une touriste canadienne au sein même du 36, quai des Orfèvres, le ministre de l'Intérieur promet que "toutes les conséquences en seraient immédiatement tirées".

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a promis dimanche de tirer "toutes les conséquences" s'il était avéré que les deux policiers mis en examen dans la nuit avaient violé une touriste canadienne au sein même du 36, quai des Orfèvres, dans la nuit de mardi à mercredi.

"La justice fera toute la lumière sur les faits graves qui leur sont reprochés", a affirmé le ministre dans une déclaration transmise par le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet. "S'ils étaient confirmés, toutes les conséquences en seraient immédiatement tirées", a-t-il assuré.

"Manquements d'ores et déjà avérés"

Bernard Cazeneuve rappelle aussi que "des enquêtes disciplinaires" ont été engagées par l'Inspection générale de la police nationale, la "police des polices", "pour les manquements d'ores et déjà avérés au droit de la fonction publique, à la déontologie et au règlement général d'emploi".

Selon des sources proches du dossier, la jeune Canadienne de 34 ans a accepté dans la nuit de mardi à mercredi de suivre au "36", siège de la police judiciaire parisienne, des policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) rencontrés dans un pub irlandais voisin lors d'une soirée arrosée.

Elle affirme y avoir été violée, ce que nient les policiers. Un des deux hommes mis en examen pour viol en réunion a en revanche reconnu en garde à vue avoir eu une relation sexuelle avec la plaignante, mais assuré qu'elle était consentante.

Dans sa déclaration, le ministre "renouvelle son entière confiance" aux membres de la PJ parisienne au moment où, "par les manquements de quelques-uns, l'institution dont ils sont légitimement fiers est affectée". "L'exemplarité est une exigence qui ne souffre aucune transgression", insiste-t-il.

M. T. avec AFP