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Valls à Necker: "Les casseurs voulaient tuer des policiers"

Le premier ministre Manuel Valls à l'hôpital Necker le 15 juin 2016

Le premier ministre Manuel Valls à l'hôpital Necker le 15 juin 2016 - Capture BFMTV

Le Premier ministre s'est rendu ce mercredi à l'hôpital Necker, à Paris, dégradé la veille par des casseurs en marge d'une manifestation contre la loi Travail. C'est aussi dans ce même hôpital qu'a été accueilli l'enfant de 3 ans du couple de policiers assassinés lundi soir.

Manuel Valls s'est rendu ce mercredi matin, avec Marisol Touraine, la ministre de la Santé, à l'hôpital Necker, dans le XVe arrondissement de Paris, pour constater les dégâts provoqués la veille par des casseurs en marge de la manifestation contre le loi Travail.

"Une agression intolérable"

"J'ai tenu à marquer la solidarité du gouvernement et, j'en suis sûr, celle de tous les Français vis-à-vis des équipes de l'hôpital qui ont subi hier une agression intolérable. De mémoire, c'est la première fois que l'on s'attaque ainsi à un hôpital. Personne ne peut ignorer que c'est un hôpital. Derrière ces vitres, il y a en plus le bloc opératoire."

Le Premier ministre, accueilli par des équipes pédagogiques, a voulu rendre hommage au personnel hospitalier.

"Je veux saluer le sang-froid de toutes les équipes qui ont été choquées qu'on s'attaque à cet hôpital, choquées par la violence des casseurs."

"Quand on balance des parpaings, c'est qu'on veut tuer"

Manuel Valls a également condamné les actes des casseurs, "plus nombreux que d'habitude, 700 à 800", qui "non seulement s'attaquaient à des bâtiments publics, mais voulaient aussi se payer, voulaient tuer des policiers".

"Quand on balance des parpaings particulièrement lourds, c'est qu'on veut faire mal, c'est qu'on veut tuer un policier", a-t-il affirmé.

L'attitude "ambiguë du service d'ordre de la CGT"

Le Premier ministre a également fustigé "une attitude ambiguë du service d'ordre de la CGT qui n'assume plus ses responsabilités". La CGT, mercredi, "était débordée", a-t-il insisté.

"Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestations sur Paris et au cas par cas, car vous savez qu'on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons, nous, nos responsabilités", a prévenu le Premier ministre.

C'est aussi dans ce même hôpital qu'a été accueilli l'enfant de 3 ans du couple de policiers assassinés par un Français âgé de 25 ans au nom de l'organisation terroriste Daesh lundi soir à Magnanville, dans les Yvelines.

C.H.A. avec AFP