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Najat Vallaud-Belkacem: une "liste noire" des métiers incompatibles avec un mandat

Ministre et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de BFMTV, le 16 avril 2013

Ministre et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée de BFMTV, le 16 avril 2013 - -

Ministre et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem s'est elle aussi pliée à l'exercice de la publication de son patrimoine. Sur BFMTV, elle revient sur cette vaste opération "transparence" du gouvernement.

"Oui, on peut être de gauche et riche". Ministre et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a répondu mardi matin sur BFMTV à cette question sous-jacente après la publication du patrimoine, parfois conséquent, de l'ensemble des ministres du gouvernement.

La publication du patrimoine, "un premier pas"

"Ce qui compte, ce n'est pas l'argent qu'on possède, c'est comment on l'a obtenu. La question qui se pose c'est le rapport éthique que l'on a avec l'argent: comment cet argent a été acquis et y a-t-il eu un enrichissement inexpliqué et inexplicable, issu de privilèges lié à sa fonction?", a-t-elle affirmé sur BFMTV.

Mais la publication du patrimoine des élus n'est "qu'un premier pas". "L'étape suivante concerne le contrôle de ses déclarations", a souligné Najat Vallaud-Belkacem, évoquant la création d'un parquet financier, avec "50 enquêteurs, 50 magistrats et 50 administrateurs fiscaux" et la mise en place d'un office central de répression des fraudes, deux mesures annoncées par François Hollande mercredi dernier.

"Une liste noire des métiers"

Dans la série de mesures annoncée par le chef de l'Etat pour moraliser la vie politique, l'une concerne des métiers qui pourraient être interdits par la loi aux parlementaires. Interrogée à ce sujet, Najat Vallaud-Belkacem a précisé que des métiers jugés incompatibles avec la fonction de parlementaire seraient bien "listés par la loi". Une "liste noire"? "En quelque sorte", a-t-elle répondu sur BFMTV.

"Il est extrêmement problématique pour un parlementaire d'exercer le métier d'avocat d'affaires", a souligné Najat Vallaud-Belkacem, en défendant le gouvernement de toute chasse aux sorcières. "Il ne s'agit pas d'interdire un métier. Ce qu'il faut, c'est établir une règle dans laquelle une liste de métiers problématiques, parce qu'ils induisent un risque de conflit d'intérêts, seront incompatibles avec le métier de parlementaire", a soutenu Najat Vallaud-Belkacem. "Ce qui ne signifie pas que l'on va interdire d'exercer toute profession dans le privé", a-t-elle tempéré, soulignant que cette "incompatibilité" ne durerait que le temps d'un mandat électif.

Sandrine Cochard