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Manuel Valls sur BFMTV: "C'est une arnaque, le Front national"

Le Premier ministre Manuel Valls sur le plateau de BFMTV, le 9 décembre 2015

Le Premier ministre Manuel Valls sur le plateau de BFMTV, le 9 décembre 2015 - BFMTV

Invité de BFMTV-RMC mercredi matin, le Premier ministre a réagi au bras de fer qui oppose le Parti socialiste à Jean-Pierre Masseret, qui refuse toujours de se retirer dans le Grand Est. Mardi soir, le PS lui a retiré son investiture socialiste pour le second tour des élections régionales, qui se déroule dimanche.

De lui, Malek Boutih dit qu'il "n'est plus de gauche". Pourtant, Jean-Pierre Masseret n'en démord pas. "Ni girouette, ni un gamin", comme il le dit lui-même, le candidat en guerre avec le PS, qui l'a privé de son investiture socialiste dans le Grand Est, refuse de se retirer à la faveur du candidat Les Républicains, Philippe Richert, pour le second tour des élections régionales qui a lieu dimanche. Et les appels répétés de Manuel Valls n'y font, pour l'instant, rien. "Je suis le candidat des citoyens libres", a encore revendiqué Jean-Pierre Masseret, mercredi matin sur France info.

Valls appelle de nouveau à voter Richert dans l'Est

"Il y a trois régions où nous ne pouvons pas gagner, où le FN peut l'emporter. C'est pour cela que nous avons décidé de retirer nos listes. Ces candidats ont été dignes et se sont retirés. C'est la même chose qui doit se passer dans l'Est", a réagi Manuel Valls mercredi matin sur BFMTV-RMC, appelant de nouveau "à voter pour Philippe Richert". "J'appelle tous les électeurs de gauche à voter pour le candidat qui représente les valeurs de la République", a-t-il poursuivi, estimant de nouveau que le seul ennemi, c'était le FN.

"C'est une arnaque le Front national, quand cette formation parle de sécurité, alors qu'à l'Assemblée ou au Sénat, ils ne votent aucune mesures pour lutter contre le terrorisme", a-t-il argué, fustigeant également "l'arnaque" d'une sortie de l'euro."Ca mettrait à genou le pays".

"Lorsqu'il s'agit de défendre les valeurs de la République, il n'y a pas une seule hésitation à avoir", a-t-il scandé, estimant que les partis devaient tout faire pour faire barrage au Front national.

Sarkozy accusé de brouiller les lignes

Alors que Nicolas Sarkozy a estimé mercredi matin sur France inter que le vote FN n'était pas immoral, Manuel Valls préféré prendre ses distances avec cette position. "Ce qui est immoral, ce sont les positions du Front national. L'extrême droite française nous plonge dans ce qu'il y a de pire dans notre Histoire", a-t-il jugé. Et d'estimer qu'en poursuivant sa stratégie du "ni-ni", Nicolas Sarkozy "commet une erreur" et "n'est pas clair".

"Moi, je n'ai eu aucune hésitation. Nous appelons à voter pour Xavier Bertrand, Philippe Richert ou Christian Estrosi. Et ce que je reproche à Nicolas Sarkozy, c'est l'absence de clarté. Et lorsqu'il y a absence de clarté, on brouille, involontairement ou volontairement, les valeurs."

"On vote, c'est aussi une manière de dire que nous sommes debout", a poursuivi Manuel Valls, estimant que l'exercice de la démocratie était une façon de répondre aux attentats qui ont visé la France.