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Manif pro-Gaza interdite: Stéphane Le Foll tacle le NPA

Stéphane Le Foll critique ouvertement l'attitude du NPA, vis-à-vis des manifs pro-Gaza interdites.

Stéphane Le Foll critique ouvertement l'attitude du NPA, vis-à-vis des manifs pro-Gaza interdites. - -

Pour le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Agriculture, l'attitude du Nouveau parti anticapitaliste en marge du rassemblement, qui a dégénéré samedi à Paris, est "déplorable".

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll s'en prend, ce dimanche, au Nouveau parti anticapitaliste. On n'a pas, selon le ministre de l'Agriculture, "entendu une condamnation ferme des propos (antisémites, ndlr) qui ont été tenus" lors des manifestations, interdites, de soutien aux Palestiniens.

"Si les heurts ont été limités, c'est parce que la police a maîtrisé la situation. Comme la semaine dernière à Barbès. Je constate aussi qu'on a jamais entendu de la part d'organisations politiques comme le NPA une condamnation ferme des propos qui ont été tenus et qui sont contraires à tous les principes républicains. C'est assez déplorable", attaque Le Foll dans Le Parisien.

Des drapeaux israéliens brûlés et des croix gammées

Pendant cette manifestation, quelques jeunes hommes hissés sur le monument de la République ont notamment brûlé un drapeau israélien, sous des applaudissements. Quelques croix gammées ont été taguées sur la pierre du monument.

Alors que des critiques se sont élevées contre l'interdiction de tels rassemblements au nom de la liberté d'expression, Stéphane Le Foll souligne que "près de 300 manifestations ont été autorisées et se sont déroulées dans de bonnes conditions et seulement cinq interdites".

Les organisateurs de la manifestation de la place de la République ce samedi (Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti des Indigènes de la République, Palestinian Youth movement) sont les mêmes que ceux qui avaient appelé à la manifestation du 19 juillet qui, bien qu'interdite, avait rassemblé des milliers de personnes et dégénéré en violences spectaculaires dans le quartier de Barbès.

Jé. M. avec AFP