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L'armée française veut interdire Pokémon Go sur ses bases militaires

L'armée française ne veut pas de Pokémon Go sur ses bases.

L'armée française ne veut pas de Pokémon Go sur ses bases. - Guillaume Souvant - AFP

Une note du ministère de la Défense, consultée par le Canard Enchaîné, préconise d'interdire l'utilisation de l'application phénomène sur les bases militaires françaises.

Alerte rouge dans l'armée française: elle doit se prémunir contre toute intrusion de Pokémon Go et interdire le jeu phénomène dans ses rangs, selon une note du ministère de la Défense dévoilée par Le Canard Enchaîné daté du 31 août.

"A ce jour, plusieurs sites du ministère, dont des zones de défense hautement sensibles (ZDHS), abriteraient ces objets et créatures virtuels", écrit le patron de la Direction de la protection des installations militaires (DPID) dans la note, datée du 25 juillet. "Les risques d'intrusion ou d'attroupement à proximité immédiate sont réels", ajoute le responsable de ce service de contre-espionnage, le contre-amiral Frédéric Renaudeau, selon le journal satirique.

Craintes d'intrusions et d'addiction

La Défense redoute notamment que "sous couvert du jeu", des "individus mal intentionnés" ne cherchent à s'introduire dans des installations militaires, déjà la cible de plusieurs projets d'attentats ces derniers mois.

L'armée craint par ailleurs des "phénomènes addictifs" dans ses rangs et recommande donc "d'interdire l'utilisation de l'application" sur ses bases. Le ministère de la Défense et l'état-major des armées, joints par l'AFP, se sont refusés à tout commentaire.

Des mesures dans les armées étrangères 

Le jeu Pokémon Go, qui permet de traquer sur son smartphone ou sa tablette des créatures virtuelles disséminées dans des espaces publics bien réels, a déjà donné lieu à de multiples incidents depuis qu'il a commencé à déferler sur la planète.

En juillet, un Français a ainsi été brièvement interpellé en Indonésie après être entré par inadvertance dans une base militaire près de Jakarta. Deux jeunes Canadiens, tout à leur chasse aux Pokémon, ont aussi franchi par mégarde la frontière avec les Etats-Unis.

Le Pentagone, l'armée thaïlandaise et les forces indonésiennes ont déjà pris des dispositions contre le jeu par crainte de dérapages sécuritaires ou d'activités d'espionnage.

A.S. avec AFP