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Irak: la bataille de Mossoul pourrait durer "des mois", avertit Le Drian

Le ministre de la Défense anticipe que la reprise de Mossoul, ville d'un million et demi d'habitants, prendra du temps. "Ce n'est pas un 'Blitzkrieg'", prévient Jean-Yves Le Drian.

Daesh recule, mais Jean-Yves Le Drian reste prudent. La bataille pour la reprise de la ville irakienne de Mossoul à l'organisation terroriste pourrait durer "plusieurs semaines" voire "des mois", a averti mardi le ministre de la Défense.

"C'est une bataille qui va être longue, ce n'est pas un 'Blitzkrieg' (guerre éclair, Ndlr)", a-t-il déclaré lors d'une visite au salon de l'industrie de défense navale Euronaval au Bourget, près de Paris. "C'est une ville d'un million et demi d'habitants, c'est donc une affaire de longue durée, plusieurs semaines, peut-être des mois", a-t-il mis en garde.

Le ministre a insisté sur l'importance pour la coalition internationale, et notamment la France, d'appuyer les forces irakiennes pour la reprise du fief jihadiste.

"Mossoul et Raqqa" sont "le creuset de notre ennemi"

"C'est le creuset de notre ennemi. C'est à partir de Mossoul et de Raqqa (en Syrie, Ndlr) qu'ont été fomentés les attentats dont nous avons été victimes et que se fomentent d'autres perspectives", a-t-il dit. "Donc il faut taper au cœur. C'est ce que vont faire les Irakiens avec le soutien de la coalition", a-t-il martelé.

Jean-Yves Le Drian a rappelé qu'il réunirait 12 homologues de la coalition anti-Daesh, dont l'Américain Ashton Carter, le 25 octobre à Paris pour "faire un point sur le déroulé des opérations".

Il faut aussi préparer "ce qui se passera après la bataille", a-t-il ajouté, alors qu'une réunion internationale sur l'avenir de Mossoul est prévue jeudi à Paris à l'initiative du ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

La France, qui compte environ 500 hommes en Irak, soutient les forces irakiennes et kurdes engagées à Mossoul par des frappes aériennes, de l'artillerie et de la formation.

"Les forces de la coalition, comme la France, sont en soutien (...). Les forces qui sont au sol, au combat, ce sont les forces irakiennes et les peshmergas (combattants kurdes)", a-t-il insisté.

David Namias avec AFP