BFMTV

Grèce: Macron appelle à "trouver le bon compromis" dès lundi

Emmanuel Macron a avertit que la France participerait aux discussions pour trouver un compromis dès lundi.

Emmanuel Macron a avertit que la France participerait aux discussions pour trouver un compromis dès lundi. - BFMTV

Au micro de Ruth Elkrief, le ministre de l'Économie a affirmé que la France travaillerait à trouver "un bon compromis" avec la Grèce dès lundi, quel que soit le résultat du référendum.

Un "non" grec au référendum va-t-il entraîner la sortie de la Grèce de la zone euro? Emmanuel Macron est contre. Sur BFMTV, dimanche, le ministre de l'Économie a réfuté cette idée: "la réponse à un non ne peut pas être une sortie automatique" de la zone euro, a-t-il affirmé. Pour lui, "ce serait une erreur historique d'écraser le peuple grec", appelant à "ne pas faire le traité de Versailles de la zone euro".

Mais Emmanuel Macron n'apprécie pas non plus la méthode grecque: "il est normal et légitime que le peuple grec s'exprime. Mais il s'exprime sur un résultat qui n'était pas le dernier état des discussions en Europe". "Je ne m'habitue pas ni au cynisme des dirigeants grecs qui ont posé une question biaisée" parce que portant sur des propositions périmées des créanciers, ni aux "propos populistes d'aucuns qui, parce que leur opinion publique le leur demande, considèrent que la solution à tous nos problèmes serait de sortir la Grèce de la zone euro", déclare le ministre.

"Nous avons besoin d'un peuple grec responsable"

D'où le besoin, selon lui, de reprendre les négociations dès lundi – quels que soient les résultats du vote. "Dès demain il faut trouver le bon compromis entre le besoin de réformes de la Grèce et le niveau de solidarité que nous devons avoir dans la zone euro", dit-il, en ajoutant que la France participerait aux discussions. "Nous avons besoin d'un peuple grec responsable qui sache qu'il ne vote pas simplement pour la Grèce mais pour toute la zone euro, et nous, nous avons besoin d'être solidaires".

La France, qui a participé aux tentatives de négociations entre la Grèce et les pays "durs", comme les appelle Emmanuel Macron, a décidé de suspendre ses efforts en attendant les résultats du référendum.

A. K. avec AFP