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A831: Royal dénonce "des attaques misogynes et brutales"

"C'est une façon dépassée de faire de la politique", a dénoncé Ségolène Royal, ici le 14 avril à Paris, au sujet des attaques d'élus de Vendée protestant contre sa décision de bloquer un projet d'autoroute dans l'Ouest.

"C'est une façon dépassée de faire de la politique", a dénoncé Ségolène Royal, ici le 14 avril à Paris, au sujet des attaques d'élus de Vendée protestant contre sa décision de bloquer un projet d'autoroute dans l'Ouest. - -

Des élus de gauche et de droite de Vendée, Charente-Maritime et Pays-de-la-Loire ont dénoncé "un caprice" de la ministre de l'Ecologie, qui s'oppose à un projet d'autoroute, reliant Fontenay-le-Comte en Vendée à Rochefort, en Charente-Maritime.

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a dénoncé mardi les "attaques misogynes et brutales" émanant d'élus qui protestent contre sa décision de bloquer un projet d'autoroute dans l'Ouest, et réaffirmé son choix en jugeant qu'il n'est "pas réaliste de mettre 900 millions d'euros dans 60 km".

"C'est une façon dépassée de faire de la politique, on peut avoir des avis différents, discuter, se respecter, mais les attaques à la fois misogynes et brutales, vraiment, ne font pas avancer les dossiers", a réagi Ségolène Royal sur Europe 1. "Continuons à discuter, ce n'est pas la peine qu'une poignée d'élus menace, vocifère, insulte. A quoi ça sert?", a-t-elle poursuivi.

Lettre à Manuel Valls

Des parlementaires et élus de gauche et de droite de Vendée, Charente-Maritime et Pays-de-la-Loire ont écrit au Premier ministre Manuel Valls pour réclamer que l'Etat n'abandonne pas le projet d'autoroute A831, auquel Ségolène Royal a annoncé qu'elle s'opposerait.

Jugeant "inacceptable", cette décision "soudaine" et "improvisée", les élus estiment que cette autoroute est "absolument essentielle à la vitalité de nos territoires durement touchés par la crise" et "pour la sécurité des automobilistes dans un secteur asphyxié par une circulation dense".

"Aliénor d'Aquitaine"

Mais l'attaque la plus virulente est venue du président du Conseil général de Vendée Bruno Retailleau (UMP) qui, sur RTL, a accusé la ministre de se prendre pour "Aliénor d'Aquitaine".

Revenant sur les raisons de son veto, la ministre de l'Ecologie a jugé qu'il s'agissait de "prendre des décisions de bon sens".

"Ce n'est pas réaliste de mettre 900 millions d'euros dans 60 km (...)", a-t-elle affirmé, assurant que Manuel Valls était sur la même longueur d'onde: "Il dit exactement ça: discutons sereinement en mettant les choses à plat".

C. P. avec AFP