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A831: les élus locaux dénoncent "un caprice" de Ségolène Royal

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, ic le 17 mai 2014, a opposé son veto au projet d'autoroute A831.

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, ic le 17 mai 2014, a opposé son veto au projet d'autoroute A831. - -

La ministre de l'Ecologie a fait savoir, vendredi, qu'elle opposait son véto au projet d'autoroute reliant Fontenay-le-Comte en Vendée à Rochefort en Charente-Maritime. "Un caprice" dénoncent des élus locaux, qui demandent "un arbitrage au plus haut niveau de l'Etat".

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a enterré le projet d'autoroute A831 d'une soixantaine de kilomètres reliant Fontenay-le-Comte en Vendée à Rochefort en Charente-Maritime, en indiquant, vendredi, au quotidien Sud-Ouest, qu'elle ne lancera pas la procédure d'appel d'offres.

Une décision qui n'a pas du tout plu aux élus locaux, de droite comme de gauche, qui ont riposté dans la foulée. Seuls satisfaits de cette annonce, les élus régionaux d'Europe Ecologie Les Verts et EELV de la Vendée.

"Un caprice" pour le sénateur Retailleau

C'est Bruno Retailleau, sénateur (UMP) et président du Conseil général de Vendée, qui s'est montré le plus virulent, dans les colonnes de Ouest-France, dénonçant "le caprice de dame Ségolène Royal, le fait du prince de celle qui se prend peut-être pour Aliénor d'Aquitaine". Dans un communiqué, Bruno Retailleau a raillé "l'archétype d'une caste politicienne (...) que les Français rejettent".

Il en appelle à Manuel Valls qui "ne peut pas tolérer de voir son autorité ainsi bafouée". Le président du Conseil général de Vendée considère que "cette affaire est un couac de plus pour le gouvernement, mais surtout un véritable boulet qu'il va traîner pendant des mois". "Ce qui est en jeu, c'est l'intérêt général", assure l'élu qui promet: "si le gouvernement ne lance pas avant la rentrée l'appel d'offres (pour cet autoroute), il peut s'attendre à une véritable guerre de tranchées".

Un courrier pour dénoncer le "mépris" de la ministre

Une grande majorité d'élus locaux, dont Jacques Auxiette, président socialiste de la Région des Pays-de-la-Loire, Dominique Bussereau, président du conseil général de Charente-Maritime et Olivier Falorni député de Charente-Maritime et des chefs d'entreprises dénoncent tous le "mépris" de la ministre. Un courrier doit être envoyé lundi pour un "arbitrage au plus haut niveau de l'Etat". Et des actions seront envisagées, préviennent-ils dans les colonnes de Ouest-France.

Caroline Piquet avec AFP