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Gouvernement

34 plans pour l'industrie de demain: Arnaud Montebourg, version 2.0

Arnaud Montebourg veut changer de style pour aller de l'avant.

Arnaud Montebourg veut changer de style pour aller de l'avant. - -

Le ministre du Redressement productif présente ses 34 plans pour l'industrie ce jeudi. Un projet à l'image de son nouveau style: tourné vers l'avenir.

Pour Arnaud Montebourg, le changement, c’est peut-être maintenant. Las d’être considéré par certains comme l’homme des causes perdues, le ministre du Redressement productif revient avec un nouveau ton, une nouvelle approche, et un nouveau rôle : celui du travailleur de l’ombre, mandaté pour redorer le flambeau de l’industrie française.

Finies, les piques adressées à Lakshmi Mittal (ArcelorMittal), Philippe Varin (PSA) ou d’autres. Oublié, le clash avec Jean-Marc Ayrault avec Jean-Marc Ayrault lors du douloureux épisode Florange. Le trublion du gouvernement, dont chaque sortie fait d’habitude trembler les services de communication de l’Elysée et Matignon, veut aller de l’avant.

Un message plus positif

Ce jeudi 12 septembre pourrait d’ailleurs sonner le glas de ses joutes passées. En compagnie de François Hollande, le ministre va présenter 34 plans futuristes, censés dessiner l’industrie française de demain.

3,5 milliards d’euros vont ainsi être débloqués pour un projet entièrement orchestré par ses services. Une reconnaissance du travail accompli depuis un an, aime-t-il rappeler. 

Le message du ministre se veut positif, ambitieux, et résolument tourné vers l’avenir. Celui de la France, bien sûr, mais aussi celui d’un homme déjà tourné vers la présidentielle de 2022.

Car si on lui reconnaît volontiers un certain courage politique, un talent d’orateur, et certaines convictions, l’étoffe d’un homme d’Etat manque encore à sa panoplie.

Pour cela, Arnaud Montebourg doit éviter d’être trop souvent au cœur de polémiques qui, au final, s’avèreront stériles.

Attention, cependant, à la rechute. Comme lorsqu’il s’est attaqué frontalement au monde de la finance, la semaine dernière au Bourget, la comparant au cholestérol "car il y a la bonne et la mauvaise". On ne se refait pas...

Yann Duvert