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Gironde: demande de levée d'immunité pour un député dans une affaire de divorce houleux

Le député de Gironde Benoit Simian à Bordeaux le 11 mai 2017

Le député de Gironde Benoit Simian à Bordeaux le 11 mai 2017 - GEORGES GOBET © 2019 AFP

Le député ex-LaREM Benoît Simian est accusé par son ancienne compagne de faits de harcèlement moral.

Le parquet de Bordeaux a récemment déposé une demande de levée d'immunité parlementaire pour un député de Gironde, ex-La République en marche (LaREM), afin de l'entendre dans une enquête pour harcèlement, dans le cadre d'une "séparation houleuse" assortie de "plaintes croisées" pour violences, a appris l'Agence France-Presse (AFP) lundi de source judiciaire.

La demande de levée d'immunité de Benoît Simian, député depuis 2017 passé début octobre au groupe parlementaire Liberté et Territoires, a été formalisée à destination du bureau de l'Assemblée nationale, avec transmission au ministère de la Justice, a précisé le parquet, confirmant plusieurs médias.

La demande s'inscrit dans le cadre d'une enquête en cours, confiée à la gendarmerie, "depuis plusieurs semaines pour harcèlement moral par conjoint", à la suite d'agissements dénoncés par Soraya Simian visant son époux, a précisé le parquet.

Ce dossier est lui-même lié à une procédure de divorce "hautement contentieuse" depuis plusieurs mois, avec "plaintes croisées" des deux ex-conjoints pour violences volontaires, a-t-on ajouté de source proche du dossier.

"Une instrumentalisation", pour Benoît Simian

"On se sent surveillé. On se demande ce qui va arriver. Du coup, ça nous pourrit la vie parce que j'arrive le soir et je ne peux pas faire à manger aux enfants parce qu'il n'y a plus de gaz, plus d'eau chaude. On dort les lumières allumées. J'avais des caméras, il les a toutes cassées", a déclaré lundi sur RTL Soraya Simian, à l'égard du parlementaire.

Benoît Simian a confirmé lundi à l'AFP la demande de levée de son immunité, se disant "confiant", et saluant la perspective de s'expliquer sur une "affaire privée". Il a déploré "une instrumentalisation de (sa) position publique" et une "campagne de diffamation" par la partie adverse.

C.M. avec AFP