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"Gilets jaunes": Marion Maréchal a manifesté samedi aux Champs-Elysées

Marion Maréchal-Le Pen.

Marion Maréchal-Le Pen. - JEFF PACHOUD / AFP

Marion Maréchal a déclaré au Figaro dans une publication parue lundi soir qu'elle s'était rendue sur les Champs-Elysées samedi pour manifester aux côtés des gilets jaunes. Elle a affirmé que les débordements étaient le fait de militants d'extrême gauche.

L'ancienne députée RN, Marion Maréchal, qui a lancé une école de sciences politiques à Lyon et refuse de revenir en politique, est allée manifester aux côtés des "gilets jaunes" samedi sur les Champs-Elysées, a rapporté lundi Le Figaro. La nièce de la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), qui a lancé une école de sciences politiques à Lyon, explique au Figaro qu'elle "n'a pas pu (s')en empêcher" d'aller manifester. "Cela faisait une semaine que ça montait".

"Un petit gilet jaune de plus" 

"Je me suis dit que ça ferait un petit gilet jaune de plus. Mais quand je suis arrivée sur les Champs-Élysées, les vrais 'gilets jaunes' étaient partis depuis longtemps. Le mouvement était totalement phagocyté par des militants d'extrême gauche. On entendait des: 'A mort le capitalisme!' Si c'est ça l'ultra-droite, elle a bien changé", raconte l'ancienne élue.

La mobilisation des "gilets jaunes" samedi en France a été plus faible que celle du 17 novembre mais marquée à Paris par des violences sur la plus célèbre avenue de la capitale. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a attribué ces violences à des "séditieux" de l'extrême droite qui "ont répondu à l'appel notamment de Marine Le Pen".

Marion Maréchal veut un "grand mouvement conservateur"

Marion Maréchal a accusé lundi sur Twitter le gouvernement de "salir la mobilisation des milliers de gilets jaunes dans toute la France avec une poignée de casseurs... d'extrême-gauche !". "Une vraie manipulation. Moi aussi j'ai honte, honte de nos dirigeants", a-t-elle ajouté en réponse à un tweet d'Emmanuel Macron qui avait exprimé samedi sa "honte" face aux violences à Paris. L'ancienne élue du Vaucluse avait accusé samedi Christophe Castaner d'avoir "réprim[é] violemment les gilets jaunes".

Avant la mobilisation du 17 novembre, l'ancienne élue, qui a toujours sa carte au RN, avait dit "partage(r) l'énervement général" contre la hausse des prix des carburants et plaidé pour "un grand mouvement conservateur", en assurant que "jamais" elle ne se présenterait contre sa tante Marine Le Pen. Le mouvement des "gilets jaunes" est notamment soutenu à droite par les partis Les Républicains, le RN et Debout la France.

R.V. avec AFP