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Pour son sixième voyage en Syrie, Thierry Mariani emmène des élus RN qui espèrent rencontrer al-Assad

L'eurodéputé RN Thierry Mariani, le 1er mai 2019 à Metz

L'eurodéputé RN Thierry Mariani, le 1er mai 2019 à Metz - AFP - Jean-Christophe Verhaegen

L'eurodéputé Rassemblement national, habitué des allers-retours entre Paris et Damas, avait prévu dès le début de l'été de se rendre à la 61ème foire internationale de la capitale syrienne.

Drôle de classe verte. Comme il l'avait annoncé début juillet, le député européen Rassemblement national Thierry Mariani s'envole mardi pour la Syrie, à l'occasion de la 61ème foire internationale de Damas. D'après L'Opinion, l'ex-membre des Républicains emmène dans ses bagages deux collègues eurodéputés RN, Nicolas Bay et Virginie Joron. Il y aura également Andréa Kotarac, ce jeune transfuge issu de La France insoumise venu rejoindre le parti de Marine Le Pen en mai dernier. 

Cette délégation compte profiter du séjour (qui doit durer six jours, retour prévu le 1er septembre) pour rencontrer des représentants du régime syrien. Si possible Bachar al-Assad lui-même. Dimanche sur Twitter, Thierry Mariani justifiait ce qui est, pour lui, un sixième voyage en Syrie, en expliquant que "ce pays" (son régime, donc) "lutte courageusement et avec succès contre les terroristes islamistes" depuis huit ans. 

Déjà tenant d'une ligne souverainiste et hostile à l'OTAN lorsqu'il était à LFI, Andrea Kotarac s'est illustré au printemps par son soutien aux séparatistes pro-russes dans le Donbass. Interrogé par L'Opinion sur les exactions attribuées au régime al-Assad dans le cadre de la guerre civile qui déchire la Syrie depuis mars 2011, l'ex-conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes répond que "les relations internationales n'ont jamais été un Disneyland". 

"En Occident, on met les attaques chimiques sur le compte d'Assad alors que ce n'est pas souvent le cas. Je me sens plus proche de Bachar al-Assad que de Laurent Fabius", poursuit Andrea Kotarac. Laurent Fabius a été ministre des Affaires étrangères de 2012 à 2016, au plus fort de ce conflit qui, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, a fait 370.000 morts et 2,9 millions d'invalides. 

Jules Pecnard