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Pour Jordan Bardella, "le gouvernement a un jeu trouble avec les milices d'extrême gauche"

Jordan Bardella sur BFMTV et RMC le 20 mars.

Jordan Bardella sur BFMTV et RMC le 20 mars. - BFMTV

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes, était l'invité de BFMTV et RMC ce mercredi matin.

Invité ce mercredi matin de Bourdin Direct, sur BFMTV et RMC, Jordan Bardella, conseiller régional d'Ile-de-France et tête de liste du Rassemblement national (ex-Front national) aux prochaines élections européennes a dénoncé "le jeu trouble du gouvernement avec les milices d'extrême gauche", quatre jours après les violences qui ont marqué le 18e samedi de mobilisation des gilets jaunes.

"Jeu trouble"

"Les milices sont parfaitement identifiées, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et engage la dissolution des milices d'extrême gauche", a ainsi estimé le jeune élu sur notre antenne. Et d'ajouter: "Le gouvernement a un jeu trouble avec ces milices d'extrême gauche. (...) Ceux qui ont cassé ce week-end n'étaient pas des gilets jaunes, c'était des cagoules noires". 

"Pourquoi est-ce qu'on ne dissout pas ces milices? Parce que ça arrange le pouvoir", a encore martelé Jordan Bardella.

"Encadrer" les manifestations, plutôt qu'interdire 

Quant à l'interdiction de manifester dans certains quartiers en cas de présence d'éléments "ultra", l'une des mesures annoncées lundi par Edouard Philippe, Jordan Bardella a estimé que ce n'est "pas la bonne solution".

"Interdire les manifs n'est pas la bonne solution, il faut les encadrer, et mettre hors d'état de nuire les éléments les plus radicaux", a-t-il fait valoir.

Le grand remplacement, un "slogan d'intello" 

Enfin, alors que le terroriste auteur présumé des fusillades contre des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui ont fait 50 morts vendredi dernier, s'est réclamé de la théorie du "grand remplacement", concept introduit par l'écrivain nationaliste français Renaud Camus, Jordan Bardella a qualifié ce mercredi cette théorie de "slogan".

"C'est un slogan d'intello", a estimé Jordan Bardella, ajoutant qu'il y a selon lui, "une submersion migratoire".

"Je connais la réalité d'un certain nombre de quartiers. J'ai grandi en Seine-Saint-Denis, (...) j'ai grandi dans des quartiers où la quasi-totalité des commerces aujourd'hui sont halal", a ajouté le jeune élu pour appuyer son propos. 

Adrienne Sigel