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Marine Le Pen sur le 49-3: "L'Assemblée nationale est un 'No man's land'"

Marine Le Pen s'est exprimée sur le plateau de TF1, ce mercredi soir.

Marine Le Pen s'est exprimée sur le plateau de TF1, ce mercredi soir. - Capture TF1

Invitée du 20H de TF1, Marine Le Pen a assuré que les deux députés du Rassemblement Bleu Marine voteront la motion de censure lancée par l'UMP, ce jeudi. L'occasion, pour la présidente du Front national, d'attaquer à tout va ses adversaires.

"Le Front national est le premier opposant au gouvernement socialiste". Le déclenchement par Manuel Valls de l'article 49 alinéa 3, mardi, pour les besoins de la loi Macron, et les événements qui en ont découlé, ont fait le sel de Marine Le Pen.

Invitée ce mercredi soir au JT de 20H de TF1, la présidente du Front national a affirmé que si elle était députée, elle n'hésiterait pas à voter la motion de censure lancée par l'UMP en association avec l'UDI. Une consigne que suivront jeudi après-midi les deux élus du Rassemblement Bleu Marine: sa nièce Marion-Maréchal Le Pen, et l'avocat Gilbert Collard.

Une politique "désespérante"

S'autoproclamant de nouveau comme le premier parti d'opposition au gouvernement en place, Marine Le Pen en a également profité pour égratigner ses adversaires. "Nous considérons que la politique actuellement mise en oeuvre est désespérante pour notre pays, les résultats sont d'ailleurs catastrophiques", a-t-elle tout d'abord attaqué. Avant de s'en prendre aux parlementaires de l'Hémicycle:

"Nous savions déjà qu'à l'Assemblée il n'y avait pas d'opposition, on appris hier qu'il n'y avait également pas de majorité", a estimé la présidente du Front national: "C'est le 'No man's land', en quelque sorte."

"Bien entendu, nous voter cette motion de censure"

"Bien entendu, nous allons voter cette motion de censure", a-t-elle encore affirmé, avant de changer de cible: "Je suis un peu étonnée de voir l'UMP faire une mention de censure contre le gouvernement socialiste, alors qu'il y a quelques jours une partie d'entre eux appelait à élire un candidat socialiste".

Une référence au deuxième tour de l'élection législative partielle, où le Bureau national de l'UMP, divisé après de longs débats, avait finalement appelé ses électeurs au "ni-ni", alors que certaines figures du parti avaient pris position pour le candidat socialiste afin de faire barrage au FN. "Ils ne sont pas à une contradiction près", s'est amusée à commenter la présidente du Front national.

Jé. M.