BFMTV

Marie-Christine Arnautu pense que "Jean-Marie Le Pen souhaite le succès de Marine Le Pen"

La vice-présidente du Front national a expliqué dimanche soir sur BFMTV les raisons qui l'ont poussée à participer au contre-rassemblement organisé par Jean-Marie Le Pen en ce 1er mai.

Journée symbolique au Front national, ce 1er mai a été une nouvelle occasion de montrer les dissensions au sein du parti depuis la mise à l'écart de Jean-Marie Le Pen. La vice-présidente du Front national, Marie-Christine Arnautu, était l'invitée de BFMTV dimanche soir. Elle est revenue sur le contre-rassemblement organisé dimanche par Jean-Marie Le Pen auquel elle a participé. 

"Un lien affectif avec Jean-Marie Le Pen"

Elle avait prévenu qu'elle s'y rendrait et qu'il s'agissait d'un "acte personnel et affectueux. J'ai une conscience personnelle, je ne m'imaginais pas laisser Jean-Marie Le Pen seul. Je pensais me rendre ensuite à la statue de Saint-Augustin avec Marine et ensuite au banquet, ça n'a pas été souhaité, écoutez tant pis", a-t-elle regretté.

"Le Front national est un trésor de militants vous ne pouvez pas les empêcher d'avoir un lien affectif avec Jean-Marie Le Pen qui est le fondateur du parti. Somme toute, il nous a tous porté là où nous sommes", a expliqué la députée européenne. Le fondateur du parti a pronostiqué lors de son discours près de la statue de Jeanne d'Arc place des Pyramides que sans conciliation la présidente du FN pourrait être "battue au 2e tour et peut être même au 1er" l'an prochain pour la présidentielle.

"Les propos d'un père blessé"

"Ce sont les propos d'un père blessé, à juste titre peut-être aussi. Parfois il a des mots qui dépassent sa pensée. Pour bien le connaître, je pense qu'il souhaite évidemment comme nous tous le succès de Marine Le Pen, pour la France. Nous souhaitons tous la victoire rapide du projet du Front national", a assuré Marie-Christine Arnautu. 

Demain lors du bureau du Front national, elle a l'impression qu'on va "lui faire passer un scanner pour une maladie très grave qui serait d'être allée déposer une gerbe à la statue de Jeanne d'Arc avec Jean-Marie Le Pen. Je n'étais pas à la manifestation de la CGT mais aux côtés de l'homme Jean-Marie Le Pen, maintenant si ça devient une faute alors-là oui, c'est un problème". Mais elle refuse catégoriquement l'éventualité de démissionner: "On s'en expliquera demain matin et j'espère que tout le monde reviendra à la raison".

E. M.