BFMTV

Hooligans lors de l'hommage à Bruxelles: "Des crétins absolus", pour Florian Philippot

Invité de BFMTV et RMC ce lundi, le vice-président du FN a fermement condamné l'action de manifestants nationalistes qui ont perturbé, dimanche à Bruxelles, l'hommage aux victimes des attentats du 22 mars.

"Ce sont des crétins absolus." Interrogé ce lundi sur BFMTV et RMC sur les dizaines de hooligans qui ont perturbé dimanche à Bruxelles l'hommage aux victimes des attaques terroristes du 22 mars, le numéro 2 du Front national, Florian Philippot, a fermement condamné ces images.

"Ils sont condamnés, condamnables. J'espère que la cérémonie a pu reprendre et que les personnes qui voulaient rendre hommage aux victimes qui sont nombreuses ont pu le faire dans des bonnes conditions."

Tout en jugeant "légitime qu’il y ait des rassemblements, par respect pour les personnes qui sont mortes ou qui sont dans des situations très compliquées", Florian Philippot a également affirmé que "ça ne peut pas être la seule réponse".

"C’est terminé le temps des slogans, des marches, simplement des fleurs et des bougies. Il faut maintenant plus qu'urgemment passer à une réplique, à de l’action, à des décisions publiques, politiques, et c'est ça qui fait cruellement défaut", a-t-il lancé. 

"Que les étrangers fichés S soient expulsés !"

Le vice-président du parti d'extrême droite a en particulier appelé à "mettre fin à Schengen qui est une véritable passoire" pour "retrouver la maîtrise de nos frontières", "fermer ces lieux de radicalisation que sont les mosquées salafistes, "réorganiser le renseignement" avec "beaucoup plus de proximité" et "coopérer avec tous les services de renseignement des pays qui luttent contre le terrorisme islamiste en ce moment, notamment avec les gouvernements arabes".

"Nous demandons qu’en période d'état d'urgence il n’y ait aucune sortie de prison possible ou de remise de peine pour des gens fichées S et que tous les ressortissants étrangers qui sont fichés S pour des faits de radicalisation soient expulsés du territoire national", a-t-il encore dit. 

En revanche, Florian Philippot s'est prononcé contre la mise en place du fichier des passagers aériens en Europe dit "PNR". C'est "saupoudrer les moyens et perdre en efficacité", a-t-il affirmé.

"Les gouvernements ont capitulé" dans des quartiers

Le bras droit de Marine Le Pen est aussi revenu sur les propos du ministre de la Ville Patrick Kanner, qui a estimé dimanche qu'"une centaine de quartiers en France" présentaient "des similitudes potentielles avec Molenbeek", commune bruxelloise à la réputation de fief jihadiste. 

Patrick Kanner "dit une vérité un peu lucide mais il est vraisemblablement un peu optimiste", a expliqué Florian Philippot, faisant état de "centaines de quartiers qui sont des zones de non-droit". "Les gouvernements ont capitulé dans ces quartiers", a-t-il déploré, demandant à ce qu'on réfléchisse à comment y rétablir "la loi de la République".
Violette Robinet