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Gilets jaunes: pour Louis Aliot, il y a un "risque d'insurrection grave"

Louis Aliot sur BFMTV et RMC le 7 janvier 2019.

Louis Aliot sur BFMTV et RMC le 7 janvier 2019. - BFMTV

Le député RN des Pyrénées-Orientales Louis Aliot était l'invité de BFMTV et RMC ce lundi matin.

Pour Louis Aliot, il y a en France un "risque d'insurrection grave". Alors que la mobilisation des gilets jaunes est repartie à la hausse ce week-end, pour le huitième samedi d'action consécutif, marqué par des violences, le député Rassemblement national des Pyrénées-Orientales a estimé qu'un "risque d'insurrection grave" existe s'il n'y a pas une reprise du dialogue avec les gilets jaunes. 

"Si on continue ce jeu de chat et de souris entre le pouvoir et la rue, sans répondre, sans discussion, sans dialogue, et sans en discuter par des propositions ou des projets de loi concrets, il y a un risque d'insurrection grave dans notre pays", a développé Louis Aliot sur BFMTV et RMC. 

Pour une dissolution de l'Assemblée

Pour l'élu RN, le gouvernement "n'a trouvé ni la méthode ni les mots justes pour parler à tous les Français". "Si aujourd'hui on a des gens dans la rue, c'est parce qu'ils ne se retrouvent pas dans les gens qui gouvernent", a encore estimé Louis Aliot, avant de se positionner pour une dissolution de l'Assemblée nationale. 

"Il y aurait une méthode pour sortir de la crise. Premièrement, un projet de loi rapide pour introduire dans notre droit la proportionnelle, la réduction des députés et le référendum d'initiative populaire. Deuxièmement, pour réconcilier les Français avec la politique toute de suite, la dissolution de l'Assemblée nationale. On repart aux élections avec une assemblée pluraliste, toute neuve, et on peut à ce moment là s'occuper de la justice sociale. En six mois on peut le faire", a estimé Louis Aliot, confiant "ne pas croire aux débats sur des plateformes numériques". "Ca n'a aucune légitimité", a-t-il lancé. 
Adrienne Sigel