BFMTV

Départementales: Marine Le Pen vante la "gestion de bon père de famille" des maires FN

Invitée jeudi sur BFMTV, la présidente du Front national a dénoncé "l'opération" de décrédibilisation dont seraient victimes son parti et ses candidats, à dix jours du premier tour des élections départementales.

L'échange aura été musclé. A dix jours des élections départementales et face à Ruth Elkrief, Marine Le Pen est revenue jeudi soir sur BFMTV sur les enjeux de ce scrutin, pour lequel le FN est donné par plusieurs sondages comme le grand gagnant.

Marine Le Pen a réagi aux propos de François Hollande, assurant que "quand la France réussit, elle n'a pas besoin d'avoir peur". "Personne n'a peur, c'est la classe politique qui a peur, elle a peur pour ses postes, pour ses mandats, de disparaître", a jugé la présidente du FN. 

La présidente frontiste a également trouvé "curieux de voir un gouvernement qui se félicite d'une toute petite éclaircie", une situation pour laquelle "le gouvernement n'a aucune responsabilité". "Ils admettent qu'ils ont rien fait, qu'ils ne font rien, que c'est un hasard conjoncturel que c'est moins pire que le pire", ironise-t-elle.

> Les promesses du Front national

Baisser les impôts tout en augmentant les allocations, notamment pour l'autonomie: cette promesse de campagne, le FN la tiendra, assure Marine Le Pen. "On a tellement subi le PS et l'UMP que l'on n'imagine pas qu'il puisse exister une politique différente", juge la présidente du FN. 

Pour que "la réalité écrase la propagande", Marine Le Pen affirme que 74% des habitants des villes gérées par le parti frontiste sont satisfaits de cette gestion. "Ca veut dire que la gestion de nos maires sont une gestion de bon père de famille (...) et ce sera pareil pour les départements", promet-elle.

> Les polémiques autour des candidats FN

Face à la multiplication des affaires visant des candidats FN après des propos racistes ou antisémites, Marine Le Pen assure qu'"il y a dix problèmes sur 7.650 candidats frontistes". La présidente du FN affirme que tous "ont été immédiatement suspendus du Front national", mettant en avant "la célérité et la grande fermeté" de son parti. Poursuivant, Marine Le Pen assure que tous les partis peuvent avoir "des brebis galeuses". "Je pense qu'il faut juger le parti à la manière dont il gère ce genre de cas", estime-t-elle, avant de fustiger l'attitude des médias, qu'elle accuse de "scruter" son parti "comme dans un laboratoire". 

Annonçant que tous les candidats suspendus seront convoqués devant la commission de discipline du FN, Marine Le Pen tient à saluer "les qualités remarquables" de ses autres candidats. "Nos candidats sont aujourd'hui victimes d'une campagne qui s'appuie sur un mépris de classe, un mépris du peuple", dénonce-t-elle avec virulence. 

> Les soupçons de fraude au Parlement européen

Marine Le Pen veut voir dans cette affaire rendue publique au début de la semaine une "manipulation politique de M. Schulz (le président du Parlement européen, Ndlr). Une vingtaine d'assistants parlementaires sont soupçonnés de ne pas travailler pour le Parlement européen à Strasbourg, tout en étant précisément rémunérés sur le budget européen. "Il n'y a pas le début du commencement d'une enquête, et nous n'avons en aucun cas enfreint les règles", s'emporte la présidente du Front national. Avant de conclure en s'interrogeant: "Est-ce que à ce point ils ont la trouille, la classe politique, la caste, l'élite, de tomber dans ce genre d'opération plutôt que de débattre argument contre argument?"

J.C.