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Comme Mélenchon, Le Pen estime que la justice est "instrumentalisée contre l'opposition"

Invitée de BFMTV et RMC, la présidente du Rassemblement national a dénoncé "la différence de traitement entre ceux qui sont dans l'opposition et ceux qui sont dans la majorité".

Face à l'adversité judiciaire, Marine Le Pen soutient (mais du bout des lèvres) le camarade Jean-Luc Mélenchon. Invitée de BFMTV et RMC, la présidente du Rassemblement national a réagi aux propos de son homologue de La France insoumise en amont de son procès en correctionnelle dans l'affaire des perquisitions menées à son QG. Depuis plus d'une semaine, le député des Bouches-du-Rhône dénonce une justice qui serait aux ordres du pouvoir.

"Je n'ai pas les éléments. Ce qui est sûr c'est que la justice est instrumentalisée depuis un certain nombre d'années contre l'opposition. Et la différence de traitement entre ceux qui sont dans l'opposition et ceux qui sont dans la majorité commence à être flagrante", estime Marine Le Pen.

Un parquet "aux ordres du pouvoir"

Les contre-exemples à son raisonnement sont pourtant à portée de main: François Bayrou a été convoqué dans le dossier des assistants parlementaires européens et, plus récemment, Richard Ferrand a été mis en examen dans l'affaire des mutuelles de Bretagne. 

Ce dernier cas présente une faille, selon la députée du Pas-de-Calais: "Il est mis en examen après que le parquet, aux ordres du pouvoir, a décidé qu'il fallait le laver de toute accusation." Mais pour autant, Richard Ferrand n'a pas selon elle à quitter la présidence de l'Assemblée nationale: "La mise en examen n'est pas une présomption de culpabilité".

Marine Le Pen a néanmoins reconnu que "tous les juges" n'étaient "pas politisés".

"Il y a des juges qui font remarquablement bien leur travail. Mais (...) il y a surtout un parquet qui est politisé, parce qu'il a été créé pour ça, c'est le parquet national financier. C'est celui qui s'occupe, comme par hasard, de toutes les affaires politiques", a-t-elle reproché. 
Jules Pecnard