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François-Xavier Bellamy: "ça ne sert plus à grand chose de mettre autour d'une table des gens"

François-Xavier Bellamy

François-Xavier Bellamy - JOEL SAGET / AFP Blakc and white version

François-Xavier Bellamy a jugé, ce lundi matin, que deux ans après son élection, Emmanuel Macron avait perdu beaucoup de temps.

Alors que ce mardi marquera le deuxième anniversaire de l'élection d'Emmanuel Macron, François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes, a jugé que durant ces deux premières années on avait "perdu beaucoup de temps dans une conjoncture qui était plutôt favorable". 

Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach sur Cnews il déclaré: "Je ne vais pas reprocher à Emmanuel Macron toutes les difficultés que le pays traverse", mais "il n'a rien fait pour pouvoir guérir" cette situation.

Il n'y a "pas de baisse de la dépense publique, la fiscalité va repartir à la hausse avec (ses) dernières annonces", "il y a eu un jeu d'illusion ces deux dernières années, à la faveur du "en même temps", une forme d'agitation qui était plutôt de l'hypercommunication que de l'action réelle", a-t-il dénoncé. 

Une réunion sans grand intérêt selon lui

Au regard de la réunion qui se tenait ce lundi matin entre le Premier ministre et les partenaires sociaux, Bellamy à estimé que se mettre autour d'une table pour discuter ne servait "plus à grand chose", "il faut maintenant agir".

"Ca ne sert plus à grand chose de mettre autour d'une table des gens qui viennent pour discuter, il faut maintenant agir", a affirmé la tête de liste LR sur Cnews. Edouard Philippe est "Premier ministre d'un président de la République qui lui-même était ministre de François Hollande. Ils sont aux responsabilités depuis maintenant sept ans, ils connaissent mieux que personne les problèmes de la France, il est temps d'agir".

Un absence de programme "préoccupante"

Interrogé sur les élections européennes qui se tiendront le 26 mai prochain, le professeur agrégé de philosophie a répondu que "toute la stratégie d'Emmanuel Macron est de n'avoir que Marine Le Pen face à lui" avant de certifier que la volonté des Républicains est de "faire échouer cette stratégie" puisqu'il n'y a "pas d'avenir dans cette alternative qui n'en est pas une, entre populistes et progressistes".

Il a également à nouveau qualifié l'absence de programme, jusqu'au 9 mai, de LaREM aux élections européennes "d'impréparation préoccupante", qualifiant ce choix de "pas très sérieux", "pas très respectueux".

Aude Solente avec AFP