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Fiasco du Vélib’: Anne Hidalgo demande aux Parisiens de lui "pardonner cette erreur"

Anne Hidalgo reconnaît une "erreur" sur le dossier Vélib'.

Anne Hidalgo reconnaît une "erreur" sur le dossier Vélib'. - Loïc Venance - AFP

Dans son livre "Respirer" qui paraît ce mercredi, Anne Hidalgo revient sur le fiasco du Vélib', reconnaît une "erreur" et demande aux Parisiens de "pardonner" à son équipe.

Vélib' fonctionne un peu mieux ces dernières semaines, mais le vélo en libre-service parisien est toujours à la peine et accuse bientôt un an de retard. Ce raté est devenu l'un des dossiers qui empoisonne la mairie de Paris. Après avoir exprimé sa "colère" et pointé du doigt les manquements du prestataire Smovengo, Anne Hidalgo fait son mea culpa rapporte Le Parisien qui cite un extrait de son livre, intitulé Respirer. La maire de Paris y revient sur les "ratés en série qui ont marqué les débuts de Smovengo".

"Je demande aux Parisiens de nous pardonner cette erreur que nous avons commise", écrit la maire de Paris. 

En cause, le choix de l'offre du prestataire Smovengo qui "n'était pas prêt" pour assumer le renouvellement du "premier système de vélos en libre-service du monde". Cet été, la maire de Paris a annoncé avoir demandé une enquête de l'inspection générale de la ville pour "vérifier les responsabilités" de Smovengo.

Un "défaut d'anticipation"

En début de semaine, le nouveau bras droit d'Anne Hidalgo Emmanuel Grégoire reconnaissait aussi sur BFM Paris des "erreurs" de la ville. En premier lieu, le manque de communication sur "l'ampleur de la transformation que supposait le nouveau Vélib'" mais aussi "un défaut d'anticipation" dans le suivi et la coordination des travaux et des acteurs du nouveau Vélib'. 

Après plusieurs ultimatums fixés à Smovengo, la situation semble s'améliorer sur le front du Vélib'. Le nombre de trajets quotidien en Vélib' a augmenté ces dernières semaines, signe d'un meilleur fonctionnement mais des dysfonctionnements persistent. "C'est quand le dernier vélo fonctionnera que nous dirons 'tout va bien'", prévient prudent Emmanuel Grégoire. 

C. B