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"Le pacte de responsabilité de Hollande, c’est du blabla"

François Hollande lors de ses voeux aux partenaires sociaux

François Hollande lors de ses voeux aux partenaires sociaux - -

Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, réagit sur BFMTV.com aux annonces de François Hollande sur le pacte de responsabilité. Face à "une politique de droite", il appelle le PS et EELV à rejoindre " l’opposition de gauche".

Alors que François Hollande vient de détailler ses propositions autour du pacte de responsabilité, le Parti de gauche est déjà vent debout contre une mesure qu’il considère comme "injuste".

Selon les annonces du président de ce mardi matin, les entreprises devront s'engager à créer des emplois, d'abord pour les jeunes et les seniors, et à investir en échange de la baisse du coût du travail promise dans le cadre du "pacte de responsabilité".

"D’un côté on a des faits, résume le secrétaire national du Parti de gauche, Eric Coquerel, c’est-à-dire 30 millions de cadeaux aux actionnaires en plus des 30 millions déjà existants. Et de l’autre côté, celui des contreparties, c’est du blabla".

Pour lui, "n’importe quel patron vous dira que la baisse des charges n’influe pas sur les bons de commande. La politique de François Hollande est donc non seulement injuste, mais inefficace."

"Là, c'est le Medef qui joue à domicile"

Par ailleurs, "on a la promesse d’une conférence sociale où on met tout le monde autour de la table. Là, c’est le Medef qui joue à domicile: on a vu ce que cela a donné pour l’ANI et les retraites", poursuit Eric Coquerel, joint par BFMTV.com.

Pour Eric Coquerel, les précisions de François Hollande viennent confirmer le Front de gauche dans son intention de voter contre la confiance au gouvernement sur le texte relatif au pacte de responsabilité, comme l’a annoncé Jean-Luc Mélenchon dimanche dernier. "Mais c’est surtout l’occasion d’appeler les députés socialistes et écologistes à réagir ! Car ce que fait François Hollande, c’est une vraie politique de droite". "Nous, nous appelons à rompre les rangs et à composer une vraie opposition de gauche", assène-t-il.

Ariane Kujawski