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Jean-Luc Mélenchon, prêt pour 2017, se voit en Alexis Tsipras

Le référendum grec a occupé une bonne place dans le discours de Jean-Luc Mélenchon, dimanche en clôture du congrès du Parti de gauche. Le leader du parti se rêve à la tête d'un mouvement à la manière d'Alexis Tsipras et affiche son objectif: la présidentielle 2017.

"Par devoir", Jean-Luc Mélenchon s’est de nouveau déclaré disponible pour l’élection présidentielle de 2017. "On voudrait que, comme les autres, je prenne un air distrait et peut-être même effarouché lorsqu’on me parle de 2017", scande le député européen déjà prêt pour la campagne. 

"J'ai le droit de dire que ma responsabilité est singulière dans ce paysage, assure-t-il à la tribune. En tant qu'ancien candidat, il estime devoir se représenter pour ses anciens électeurs et pour ceux qui voient en lui "le dernier de ceux qui tiennent la flamme et le drapeau". 

Le succès de Syriza, inspiré par le Parti de gauche

L'actualité grecque et européenne domine également le discours de Jean-Luc Mélenchon. À quelques heures du résultat du référendum, le député européen accuse les créanciers d'Athènes d'avoir, par un "coup d'État financier" poussé la Grèce dans la crise. Jean-Luc Mélenchon défend "la souveraineté nationale" et le Premier ministre Alexis Tsipras qui a décidé de déclencher le référendum de dimanche. Jean-Luc Mélenchon estime même que sa formation politique n’est pas pour rien dans la mobilisation que connaît la Grèce.

Il rappelle ainsi qu’en 2012, il avait rassemblé un peu plus de 11% des électeurs quand, à cette époque, Alexis Tsipras faisait 4,5%. "Il est certain que notre propre élan donnât un signal qui permit aussi aux Grecs de se dire que, si dans les grandes puissances de l’Europe, un mouvement comme le nôtre pouvait exister, alors il le pouvait chez eux". 

"Renverser la table" en 2017

Et Jean-Luc Mélenchon de rêver d’un élan populaire comme celui que connaît la Grèce aujourd’hui. Comme Syriza en Grèce ou Podemos en Espagne, le député européen voudrait à son tour être la tête d'un grand rassemblement citoyen. "2017 est l’occasion de renverser la table (…) 2017 n’est pas un concours de sensibilité, de disponibilité. C’est l’occasion majeure d’un combat frontal", souhaite-t-il. 

Le leader du mouvement assure être "une voie alternative claire, franche, devant le peuple français".

C. B avec AFP