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Européennes: de la droite à la gauche, Macron engrange les soutiens à l'approche du scrutin

Macron à Biarritz ce vendredi 17 mai

Macron à Biarritz ce vendredi 17 mai - BFMTV

Ces derniers jours, de nouveaux soutiens, à la fois à droite et à gauche, se sont prononcés en faveur de la liste LaREM aux européennes, en amont de cette ultime semaine de campagne.

Dernière ligne droite. A quelques jours des élections européennes, La République en Marche continue d'essayer de rassembler de nouveaux soutiens, alors qu'un duel entre le parti présidentiel et celui du Rassemblement national semble définitivement se dessiner, selon les derniers sondages.

L'enjeu est de taille pour Emmanuel Macron, qui aurait du mal à réformer le pays s'il est désavoué lors du scrutin du 26 mai. La liste Renaissance ratisse large sur l'ensemble de l'échiquier politique, afin d'espérer engranger le plus de votes possibles. 

À droite toute

Dès le début du mois de mars, la liste défendue par Nathalie Loiseau a bénéficié du soutien d'un poids lourd de la droite: Jean-Pierre Raffarin. Dans un entretien au Figaro, l'ancien Premier ministre annonçait adhérer "au constat, à la vision et au projet" d'Emmanuel Macron. Un projet "fondé sur un constat lucide d’extrême gravité du monde, avec une vision ambitieuse, de renaissance européenne, avec une volonté de progrès sociale et libérale." L'homme politique est même allé jusqu'à participer à un meeting de LaREM, le 11 mai dernier, à Strasbourg. 

Le Président a également réussi à attirer les soutiens de neuf élus de droite et du centre, dont Christophe Béchu, maire d'Angers, Christophe Bouchet, maire de Tours, ou Olivier Carré, maire d'Orléans. Dans un tribune publiée en avril par le Journal du dimanche, ils affirmaient notamment que: "face à des enjeux décisifs, nous devons donner au président de la République les moyens et l'influence pour faire prévaloir cette politique". 

Plus récemment, la député européenne Françoise Grossetête, membre des Républicains et vice-présidente du groupe du Parti populaire européen (PPE) au Parlement européen, a annoncé soutenir Emmanuel Macron aux européennes. Dans un entretien au Point, elle justifie son soutien par la volonté "d'éviter à tout prix à la France une nouvelle victoire du Rassemblement national aux élections européennes". 

Des socialistes et des verts convaincus 

Mi-mai, l'ancienne garde des Sceaux Elisabeth Guigou s'est prononcée en faveur de la liste présidentielle via une tribune pro-LaREM dans L'Opinion. "En ces temps d’euroscepticisme dominant et de refus contagieux, tandis que les europhiles paraissent souvent raser les murs, l’engagement européen d’Emmanuel Macron est bienvenu", écrit-elle dans le quotidien. 

Autre nouveau soutien socialiste, celui de Razzy Hammadi, ancien député PS de Montreuil (Seine-Saint-Denis), qui explique dans Le Parisien faire ce choix "dans un contexte très grave de montée des extrêmes". Gérard Collomb a également laissé sous-entendre sur Europe 1 qu'il voterait pour la liste LaREM aux européennes, "un peu en difficulté" face au RN. 

Du côté des verts, les anciens eurodéputés écologistes Daniel Cohn-Bendit et Jean-Paul Besset ont également appelé dans une tribune commune à soutenir la liste Renaissance. 

Le soutien des chasseurs 

Selon nos informations, la Fédération nationale des chasseurs s'apprête, de son côté, à publier ce lundi ou mardi un communiqué qui remercie le président de la République pour "les engagements tenus". Si la fédération assure qu'il ne s'agit pas d'un appel à voter pour la liste de la majorité, le texte constitue quand même un gros coup de pouce. 

De nouveaux soutiens de dernière minute pourraient encore se déclarer pendant cette ultime semaine de campagne, qui s'achèvera à l'occasion d'un grand meeting prévu le 24 mai à Paris, à la Maison de la Mutualité. Le nom de Bertrand Delanoë circule notamment, selon des sources internes à LaREM... 

Clément Boutin