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Première Guerre: Hollande invite 72 pays au défilé du 14 juillet

François Hollande a déclaré vouloir "donner un sens à la commémoration", à l'occasion du centenaire de la Première Guerre.

François Hollande a déclaré vouloir "donner un sens à la commémoration", à l'occasion du centenaire de la Première Guerre. - -

Le président a ouvert jeudi les commémorations de la Grande Guerre. Au cours d'une intervention, François Hollande a dévoilé les grands rendez-vous commémoratifs qui rythmeront l'année 2014.

François Hollande lance ce jeudi les commémorations du centenaire de la Grande Guerre de 1914-1918. Le président, au plus bas dans les sondages, a expliqué que la Libération de la France et le centenaire de la Première Guerre mondiale seraient célébrés distinctement, "de par leur singularité".

"Ces deux évènements arrivent à un moment où la France s'interroge sur elle-même et son avenir", a dit François Hollande. "Je veux donner un sens à l'acte même de commémorer: c'est saisir la force des générations qui nous ont précédées, afin de faire leçon de vie pour les suivantes (...) La République ne doit avoir peur de rien", a martelé le président.

Retour sur ses principales annonces.

> Une place pour les fusillés

Evoquant les fusillés, François Hollande a demandé qu'une "place leur soit réservée" aux musées des Armées, aux Invalides à Paris. "Je souhaite au nom de la République qu'aucun des Français qui participèrent à cette mêlée furieuse ne soit oublié", a-t-il déclaré.

Une question sensible, qui concerne les quelque 740 personnes fusillées entre 1914 et 1918 pour désertion, mutinerie, espionnage ou crime de droit commun.

> Une "collecte" de documents privés

Pour pouvoir en savoir plus sur l'histoire du pays, et des familles impliquées dans la Première Guerre mondiale, François Hollande a annoncé la mise en ligne d'un site internet, "Mémoires des hommes", avec des documents numérisés et informations issues des archives du ministère de la Défense.

Il a évoqué une grande "collecte nationale" de documents privés liés à la Première Guerre mondiale par les bibliothèques et archives de France.

> Les grands rendez-vous de 2014

Parmi les rendez-vous cités par François Hollande, le président a cité le 14 juillet - une cérémonie "internationale", puisque les 72 pays bélligérants de la Grande Guerre seront invités au défilé. Le président a également cité le 3 août 2014: l'entrée en guerre de la France sera célébrée "dans la gravité". Joachim Gauck, le président allemand, viendra en France à cette occasion.

Le 11 novembre 2014, le jour du 96e anniversaire de l'armistice de 1918, "un hommage sera rendu à tous les combattants de la Première Guerre mondiale avec l'inauguration du mémorial de Notre-Dame de Lorette en l'honneur des 600.000 soldats tombés sur les champs de bataille du Nord-Pas-de-Calais", a annoncé François Hollande.

Dans ce même mémorial, "seront inscrits le nom de tous les combattants dans l'ordre alphabétique, sans aucune distinction de nationalité", a déclaré le président de la République.

> Un François Hollande patriote

C'est un discours patriotique, centré sur la nation, qu'a livré François Hollande. Utilisant l'anaphore pour souligner le terme "commémoration", le président s'est posé en fédérateur. Le souvenir de la Grande Guerre rappelle "l'impérieuse nécessité de faire bloc si nous voulons gagner les batailles qui, aujourd'hui, ne sont plus militaires mais économiques, et qui mettent en jeu notre destin et notre place dans le monde", a-t-il déclaré.

Le président a fixé pour la France "un ordre de mobilisation": "réformer, réunir et réussir". "Pour cela, la France doit avoir confiance en elle-même, en son histoire, en ses forces, en ses capacités, en ses atouts, en son destin", a ajouté le chef de l'Etat.

Un discours apprécié par Jean-François Copé. Le président de l'UMP a loué le "très beau discours" de François Hollande, qui était, selon lui, "celui que l'on attendait"."Dieu sait s'il m'arrive de m'opposer très vigoureusement à la politique qu'il conduit mais je veux dire que ce moment était un moment important de rassemblement et je trouve que le président a trouvé les mots à travers l'évocation qu'il a faite de cette tragédie", a dit le patron de l'UMP.

A. K.