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Macron dénonce "l'islamisme souterrain", "ennemi insidieux" de la France

Le chef de l'Etat a appelé les citoyens "à un regain de vigilance" face à "l'islamisme souterrain".

La mine grave, Emmanuel Macron a prononcé mercredi l'hommage funèbre au colonel Arnaud Beltrame, qui a donné sa vie lors de l'attaque jihadiste à Trèbes, dans l'Aude. Un discours prononcé dans la cour des Invalides, au cours duquel il a appelé "chaque citoyen" à "un regain de vigilance et de civisme".

"Ce ne sont pas seulement les organisations terroristes, les armées de Daech, les imams de haine et de mort que nous combattons. Ce que nous combattons, c'est aussi cet islamisme souterrain qui progresse par les réseaux sociaux, qui accomplit son oeuvre de manière invisible, qui sur notre sol endoctrine par proximité et corrompt au quotidien", a déclaré le chef de l'Etat, dénonçant cet "ennemi insidieux qui exige de chaque citoyen un regain de vigilance et de civisme".

"Il s'agit là, et depuis plusieurs années, d'une nouvelle épreuve mais notre peuple en a surmonté beaucoup d'autres", a assuré Emmanuel Macron. "C'est pour cela qu'elle surmontera celle-ci aussi sans faiblesse et sans emportement, avec lucidité et avec méthode".

"Sa mémoire vivra, j'y veillerai"

La mort de ce colonel de 44 ans, tué par un assaillant se revendiquant de Daesh après s'être substitué à une otage dans un supermarché à Trèbes (Aude), a suscité une vague d'émotion et a donné lieu en France à un début de polémique sur la stratégie antiterroriste du gouvernement.

Le combat décrit par Emmanuel Macron, "nous l'emporterons par la cohésion d'une nation rassemblée", a-t-il martelé. "Sa mémoire vivra, j'y veillerai. Je vous le promets". Il a ensuite déposé sur son cercueil la croix de commandeur de la Légion d'honneur.

A. K.