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Le livre sur Hollande est "une espèce de scorpion qui se tue lui-même", estime Jean d'Ormesson

Jean d'Ormesson, doyen de l'Académie française, écrivain et journaliste, sur BFMTV le 17 octobre 2017.

Jean d'Ormesson, doyen de l'Académie française, écrivain et journaliste, sur BFMTV le 17 octobre 2017. - BFMTV

Le doyen de l'Académie française était l'invité de Ruth Elkrief lundi soir sur BFMTV pour présenter son dernier ouvrage Guide des égarés, publié chez Gallimard. Comme de nombreux observateurs de la vie politique, le livre sur les confidences du président de la République l'a surpris.

"Ce qu'il a de magnifique dans cette affaire, c'est que c'est incompréhensible", lance Jean d'Ormesson. Les confidences de François Hollande réunies dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme Un président ne devrait pas dire ça…, chez Stock, en ont dérouté plus d'un. L'homme de lettres fait partie de ceux qui n'ont pas compris l'intention du chef de l'Etat.

Un acte manqué?

L'écrivain a livré, lundi soir, sa part d'explication à Ruth Elkrief en revenant sur la personnalité de François Hollande. "Il est charmant, il est très drôle. Il a fait un discours merveilleux lorsqu'il m'a décoré. Il m'a dit: 'ce qui m'intéresse chez vous c'est de savoir comment vous faites pour être si populaire'", a-t-il confié.

"Comment cet homme, qui est intelligent, et dont le domaine est la politique s'est livré à cette activité avec des journalistes", s'est étonné l'auteur. "Je me demande quelque fois, si le livre sur Hollande, qui est une espèce de scorpion qui se tue lui-même, si cela ne relève pas de la psychanalyse, si ce n'est pas un acte manqué où il se dit j'ai tellement dit que j'étais président et cela ne marchera pas, là, je vais brûler mes vaisseaux", a-t-il ajouté. 

"Je suis ami avec Franz-Olivier Giesbert qui m'a dit une fois une phrase qui m'a glacée: 'Il ne faut pas être ami avec un journaliste'", a-t-il conclu.

Elise Maillard avec Ruth Elkrief