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Hollande reçoit le prix de "l'homme d'Etat de l'année", à New York

Le président de la République recevait lundi soir, à New York, le "prix de l'homme d'Etat" de l'année, pour son action en matière de lutte contre le terrorisme, ainsi que ses efforts pour la paix dans le monde.

Le prix lui avait été attribué en mai dernier, mais il l'a finalement récupéré en mains propres ce lundi. François Hollande a reçu, des mains du politologue et prix Nobel de la paix Henry Kissinger, le "prix de l'homme d'Etat" de l'année 2016, à New York, lundi soir. Le prix distinguait le président français pour son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté" lors des attentats jihadistes qui ont ensanglanté la France en janvier et novembre 2015, et pour saluer "sa contribution à la stabilité et à la sécurité du monde".

"Vous honorez la France"

Une situation presque ironique pour François Hollande, alors que sa cote de popularité est au plus bas en France. Le prix était remis par la fondation new-yorkaise interconfessionnelle "The Appeal of Conscience", dans un grand hôtel de la ville. La même distinction avait été attribuée à Nicolas Sarkozy, en 2008.

"Au-delà de ma personne, en remettant ce prix, vous honorez la France. La France inspirante, celle qui défend partout la liberté, la démocratie, les droits de l'homme", a salué François Hollande dans son discours de remerciement.

"La France souffrante, celle qui a été attaquée, cruellement, par les terroristes, parce qu'elle incarne un mode de vie, une culture, une idée", a-t-il poursuivi, avant de rendre hommage aux victimes du 11-Septembre et de se risquer à quelques mots en anglais. "On that day we were all Americans, but today you are all French" ("Ce jour-là nous étions tous Américains, mais aujourd'hui vous êtes tous Français", ndlr). 

Dernier discours à l'ONU

Ce mardi, François Hollande prendra la parole pour la dernière fois de son quinquennat à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies. Il devrait y lancer un nouvel appel à une trêve en Syrie, après la rupture de celle qui avait débuté le 12 septembre. 

"J'appellerai devant les Nations unies à ce que nous puissions trouver de nouveau les conditions d'une trêve pour permettre l'accès humanitaire et mettre en place une transition politique", avait déclaré le chef de l'Etat français peu après son arrivée à New York.

A.S.