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Hollande célèbre les valeurs de "l'engagement" devant les scouts européens

François Hollande s'est amusé de ce déplacement.

François Hollande s'est amusé de ce déplacement. - Geoffroy Van der Hasselt - AFP

70 ans après le dernier président à assister à un rassemblement scout, le chef de l'Etat a appelé à l'"engagement" de la jeunesse notamment pour lutter contre la menace terroriste.

Il en avait fait le thème de ce 14-Juillet. François Hollande a célébré mercredi les valeurs de "l'engagement", de la "solidarité" et de la "fraternité" devant quelques centaines de scouts européens réunis aux Arènes de Lutèce à Paris, y voyant "la meilleure réponse" au "fanatisme" et à la menace terroriste.

"Cette menace qui pèse sur nous peut créer des divisions, des suspicions, des séparations" et représente "un facteur d'instabilité et d'angoisse pour beaucoup", a-t-il mis en garde.

Second président français à assister à un tel rassemblement depuis Vincent Auriol en 1947, le président Hollande y a vu "une source de réconfort lorsque la France, comme d'autres pays en Europe et dans le monde, est frappée par le terrorisme, par le fanatisme". Près de soixante-dix ans après ce rassemblement, "la paix, la démocratie, la liberté sont menacées", remettant en question "la grande victoire contre les totalitarismes" et la réunification d'une Europe aujourd'hui "en danger", a-t-il observé.

"J'en suis fier"

Mais "vous avez ici, avec le scoutisme français, des jeunes qui peuvent être catholiques, protestants, juifs, musulmans et pour beaucoup laïcs et qui partagent les valeurs même s'ils ne partagent pas les mêmes croyances ou les mêmes dieux", a noté François Hollande.

"Il ne peut pas y avoir de monde en paix, de solidarité réelle, de lutte contre les injustices s'il n'y a pas un engagement", a encore souligné le président français.

François Hollande l'a toutefois concédé: "si un jour on m'avait dit que je viendrais à un rassemblement de scouts, j'aurais souri". Mais "aujourd'hui j'en suis fier", a-t-il enchaîné, avant de nouer autour de son cou un foulard scout dans une ambiance que n'aurait pas reniée Robert Baden-Powell, le fondateur du mouvement.

la rédaction avec AFP