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Hollande a rencontré le père des réformes allemandes du travail

Peter Hartz, ici en 2007, a donné son nom à une série de réformes du travail en Allemagne. Il aurait rencontré François Hollande.

Peter Hartz, ici en 2007, a donné son nom à une série de réformes du travail en Allemagne. Il aurait rencontré François Hollande. - -

Si François Hollande a bien reçu la visite informelle du père des réformes du marché du travail en Allemagne, l'Elysée est catégorique: Peter Hartz n'est pas et ne sera pas conseiller.

En pleine annonce de la hausse du chômage, voilà une information qui pourrait faire grand bruit. L'Allemand Peter Hartz, père de l'Agenda 2010, série de réformes du marché du travail allemand, a été reçu par François Hollande, affirme le quotidien régional allemand die Saarbrücker Zeitung.

L'ancien conseiller du chancelier Gerhard Schröder a cependant refusé de donner des détails de son entretien avec François Hollande. Il s'est également exprimé auprès du think tank français En temps réel, qui a publié récemment ses conclusions sur son site.

"On parle avec lui"

Sur France Inter mardi matin, le ministre du Travail Michel Sapin a commenté l'information, sans la confirmer ni l'infirmer. "Je ne l’ai pas croisé à l’Elysée, il m’est arrivé de le croiser dans des colloques. Il est intéressant mais je ne crois pas qu’il soit question qu’il soit conseiller politique du président de la République. C’est quelqu’un qui a conseillé le gouvernement allemand sur l’Agenda 2010, cela a eu des effets bénéfiques et des aspects négatifs. Qu’on l’écoute et qu’on parle avec lui, c’est la moindre des choses."

Peter Hartz, ancien membre du directoire du constructeur automobile Volkswagen, a marqué l'Allemagne par sa série de réformes du marché du travail allemand en 2002, et notamment la quatrième, la plus controversée: "Hartz IV". Elle a notamment mis en place une réduction de l'indemnisation des chômeurs de longue durée et introduit les fameux "mini-jobs" payés un euro de l'heure. Une série de réformes très contestées en Allemagne à l'époque.

A. K. avec AFP