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Centrafrique: "1.600 soldats, pas davantage", affirme Hollande

François Hollande assure qu'il n'y aura pas plus de 1.600 soldats français déployés en Centrafrique.

François Hollande assure qu'il n'y aura pas plus de 1.600 soldats français déployés en Centrafrique. - -

Le président de la République a assuré que le contingent déployé ce samedi soir en Centrafrique ne sera pas augmenté, au cours d'une interview à France 24, RFI et TV5 Monde.

L'intervention française en Centrafrique "peut aller vite", a estimé François Hollande, interrogé samedi soir sur France 24, RFI et TV5 Monde. Le président de la République est revenu sur le déploiement, dès samedi soir, de 1.600 soldats français en Centrafrique, contre 1.200 initialement prévus, annoncé ce samedi lors de la clôture du sommet France-Afrique organisé à l'Elysée.

"Il y a ce soir 1.600" soldats français en Centrafrique. "Il n'y en aura pas davantage, cela suffira", a assuré le chef de l'Etat, indiquant que les militaires français "sont accueillis comme des libérateurs" sur place.

Précisant que l'Union africaine va, de son côté, mettre en place 6.000 hommes pour "mettre toute la Centrafrique en sécurité", François Hollande a estimé que la France, par son intervention, fera le "premier choc, le premier acte, celui de sécuriser la population". "En six mois, ces forces peuvent sécuriser la Centrafrique. Je pense que cela peut aller vite", a poursuivi le chef de l'Etat.

Élections en février 2015

Interrogé sur la responsabilité des massacres actuellement en cours, François Hollande a jugé que "des responsables de la situation centrafricaine, il y en a beaucoup", tout en déplorant l'impuissance des autorités de transition.

"On ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, a laissé faire", a-t-il ainsi jugé, en référence au président de transition Michel Djotodia, porté au pouvoir par une coalition rebelle qu'il a depuis dissoute sans toutefois réussir à rétablir l'ordre. "Nous en avons parlé avec des Africains qui se mobilisent, avec le Premier ministre (Nicolas Tiangaye) et l'idée a été d'aller le plus vite possible vers une élection pour qu'il y ait une autorité légitime", a déclaré le président de la République.

Des élections sont théoriquement prévues en Centrafrique en février 2015, et conformément aux accords de transition, Michel Djotodia comme Nicolas Tiangaye ne pourront être candidats.

"Je vais bien"

Interrogé, en fin d'entretien, sur son état de santé, quelques jours après des révélations de la presse sur une opération de la prostate qu'il avait subie en février 2011, François Hollande a assuré qu'il va "bien".

"C'était une opération bénigne que j'avais eue il y a plus de deux ans et qui n'avait eu aucune suite médicale, donc je n'ai aucun traitement et je vais bien", a-t-il déclaré, avant d'ajouter: "Vous ne devriez même pas me poser cette question parce que mes bulletins de santé, depuis que je suis ici, à l'Elysée, ont été publiés" en juin 2012 et mars 2013", précisant qu'il "y en aura un prochainement, au moins de janvier".

"Mais je vais bien et j'assure mes fonctions sans qu'il y ait le moindre doute à avoir sur ma santé", a ajouté le président Hollande. Et de conclure: "On peut me faire toutes les critiques, tous les reproches, sauf sur mon état de santé".

Adrienne Sigel et avec AFP