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Talamoni: la question de l'indépendance de la Corse "viendra en son temps"

Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée nationale.

Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée nationale. - AFP

Le nouveau président de l'Assemblée de Corse a remis sur le tapis les questions de l'indépendance de l'île et la libération des "prisonniers politiques".

Jean-Guy Talamoni en est convaincu et l'a redit à RTL mercredi matin: "La question de l'indépendance viendra en son temps". "Personne ne pourra empêcher demain les Corses d'être indépendants s'ils le décident, s'ils le votent majoritairement", a martelé le président de l'Assemblée de Corse. Il a concédé que cette indépendance n'était toutefois "pas à l'ordre du jour de la présente mandature".

Lors de son discours du 17 décembre, délivré en langue corse, le dirigeant indépendantiste avait parlé de la Corse comme une "nation" et non "un morceau d'un autre pays". Il avait aussi réclamé depuis Ajaccio la libération des "prisonniers politiques", y compris celle d'Yvan Colonna, condamné en 1998 pour l'assassinat du préfet Erignac. Choqués, plusieurs élus parisiens de droite comme de gauche avaient demandé à François Hollande de réagir.

Talamoni dénonce "des réactions hystériques à Paris"

Jean-Guy Talamoni avait déjà spécifié, samedi dernier sur BFMTV, que les polémiques venant de Paris l'indifféraient, justifiant son expression en corse. Mercredi, il persiste et signe.

"Si on revotait dimanche prochain, notre score augmenterait sensiblement parce que les Corses, y compris ceux qui ne sont pas nationalistes, n'ont pas accepté que l'on mette en cause les élus qu'ils venaient de choisir et la ligne politique qu'ils ont choisie ce faisant", a-t-il assuré. Au passage, il a nouveau dénoncé "certaines déclarations totalement hystériques à Paris".

Enorgueilli du succès de la liste nationaliste arrivée en tête du second tour lors des régionales avec 35% des voix, il a aussi reparlé de la libération de prisonniers. Selon lui, la société corse la "demande". "A Paris, de ne pas le voir, de ne pas l'entendre, c'est un véritable déni de démocratie", a-t-il ajouté.

D. N.