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Avec près de 15.000 adhésions en plus, LR fait le plein depuis l'annonce du congrès d'investiture

Le parti Les Républicains (PHOTO D'ILLUSTRATION).

Le parti Les Républicains (PHOTO D'ILLUSTRATION). - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Depuis l'annonce d'un congrès pour désigner son candidat à la présidentielle, les adhésions aux Républicains ont connu une forte augmentation.

Un beau succès pour la droite. Depuis l'annonce d'un congrès qui va permettre à la droite d'investir son champion pour 2022 le 4 décembre prochain, les adhésions des militants sont en hausse chez LR.

"On a presque 15.000 adhésions en plus. On est donc passé de 79.000 adhérents à 93.200 depuis le 25 septembre dernier. On voit qu'il y a une forte envie de construire la victoire de la droite en choississant notre champion", explique un membre de la direction du parti auprès de BFMTV.com.

Des anciens militants qui font leur retour

Parmi ces nouvelles cartes, on retrouve principalement des anciens adhérents qui n'avaient pas renouvelé leurs cotisations. Les nouveaux militants qui n'avaient encore eu aucun lien avec les LR se font, eux, plus rares.

Même son de cloche parmi les jeunes Républicains qui réunissent les militants de 16 à 35 ans.

"On a 900 nouvelles adhésions. On avait 10.000 adhérents à jour de cotisation jusqu'à présent donc ça représente une augmentation de 10%", souligne Théo Michel, secrétaire général du mouvement.

Multiplier les mails et les coups de fil

Les candidats ont en tout cas bien compris leur intérêt à faire adhérer ou réadhérer massivement leurs sympathisants avant le 15 novembre, la date limite. "Le congrès va se gagner sur les cartes, pas dans les meetings ou dans les débats télévisés", estime un membre des LR.

Valérie Pécresse semble faire la même analyse et met les bouchées doubles ces dernières semaines pour pousser aux nouvelles adhésions. La présidente de la Région lle-de-France s'appuie sur le fichier mail de Libres!, son micro-parti, qui contient environ 10.000 adresses mails.

"On a des bénévoles qui passent 400 à 500 appels par jour avec un taux de retour positif pour adhérer de 85%", estime Vincent Jeanbrun, le maire de L'Haÿ-les-Roses et proche de l'ancienne ministre.

Ce conseiller régional assure que la moitié des adhésions enregistrées nationalement viendraient de la région parisienne.

Xavier Bertrand à la traîne

Du côté de Xavier Bertrand, "on a mis du temps à comprendre qu'il allait falloir aller chercher des cartes", explique un membre des LR. Et pour cause. Le patron des Hauts-de-France n'a accepté de participer au congrès qu'au début du mois d'octobre.

"On est en train de se déployer très largement pour aller chercher ses sympathisants, notamment dans sa région", assure désormais son équipe.

Pousser les sympathisants par origine géographique serait-elle la martingale pour gagner le congrès? Au parti, on estime pourtant que les adhésions sont en hausse de façon égale sur le territoire. Comprendre: pas d'augmentation particulière dans les départements très favorables aux candidats comme l'Aisne pour Xavier Bertrand, longtemps maire de Saint-Quentin ou les Yvelines, le fief de Valérie Pécresse.

Région parisienne et Provence-Alpes-Côte d'Azur en pôle position

Chez les jeunes LR, c'est en Île-de-France et dans le sud que les nouvelles adhésions se font de plus en plus fortes. 600 jeunes à Paris au début de l'été contre 920 le 11 octobre dernier, 240 en juillet contre 320 dans les Yvelines ces derniers jours ou encore 1010 jeunes dans le Var et les Alpes-Maritimes contre 850 au début des congés d'été.

Sur les terres de Michel Barnier, les chiffres sont moins flatteurs. 70 jeunes étaient adhérents en Savoie et en Haute-Savoie début juillet contre 130 ces derniers jours.

"Mais ces départements ont toujours été compliqués pour le parti", juge un cadre.

Avant d'ajouter qu'"il faut se méfier de toute surinterprétation sur ces chiffres. On a une équipe de direction qui a redynamisé le parti donc c'est bien logique de voir que les chiffres décollent. Et les Français de droite ont vraiment très envie de gagner la prochaine présidentielle d'où cette mobilisation. Mais ce n'est pas parce qu'on est francilien qu'on votera Valérie Pécresse. On sent surtout des militants qui veulent favoriser la fidélité", continue ce bon connaisseur de la rue de Vaugirard.

Une bonne nouvelle pour Michel Barnier qui est resté sur les bancs des LR ces dernières années et une donnée qui complique la situation de Valérie Pécresse et de Xavier Bertrand qui viennent tout juste de reprendre leur carte.

Marie-Pierre Bourgeois