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Présidentielle: 824.000 nouveaux inscrits sur les listes électorales

S'il y a un effet présidentielle sur le nombre d'inscriptions sur les listes électorales, on ne peut pas parler de boom.

S'il y a un effet présidentielle sur le nombre d'inscriptions sur les listes électorales, on ne peut pas parler de boom. - AFP

Près de 47 millions d'électeurs seront appelés aux urnes dans les semaines à venir pour élire le nouveau président de la République. Le boom des inscriptions annoncé au mois de décembre dernier n'a finalement pas été observé.

Le nombre d'inscrits sur les listes électorales a nettement augmenté à l'approche des échéances de 2017 qui conduiront les François à choisir leur nouveau président et leurs nouveaux députés. Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur, 824.000 personnes supplémentaires se sont inscrites l'an dernier, soit une hausse de 1,8%. En avril, mai et juin prochains, nous serons près de 47 millions à être appelés aux urnes, dont 1,3 million de Français de l'étranger.

"Cette hausse des inscriptions témoigne de l’intérêt marqué des électeurs pour les échéances électorales de l’année 2017", se félicite Bruno Le Roux.

Dans le détail, ce sont plus de 1,5 million de nouveaux inscrits comptabilisés par les services de l'Etat. Pour atteindre le solde net de 824.000 nouveaux inscrits, il faut soustraire les 456.000 personnes décédées qui ont été radiées des listes. 254.000 autres ont été radiées à l'initiative des communes et environ 28.000 autres ont perdu leur droit de vote à la suite par exemple d'une condamnation. Cette hausse du nombre d'inscrits peut toutefois s'expliquer par les inscriptions des jeunes atteignant 18 ans - inscrits d'office sur les listes - qui représentent 716.000 inscriptions.

"Le nombre d'électeurs ayant fait la démarche de s'inscrire pour la première fois fin 2016 ou après une période de non-inscription est en forte hausse par rapport à 2015", précise le ministère.

Le boom des inscriptions pas constaté

L'effet de l'élection présidentielle se ressent particulièrement au vu des 50.000 nouveaux inscrits pour la seule journée du 31 décembre 2016. A Paris, le nombre d'inscriptions a augmenté de 8% entre mars et décembre derniers. La mairie de Paris s'est félicitée d'enregistrer "un record d'inscriptions depuis 1978", tandis que le même phénomène a été observé au niveau national. Selon l'Insee, au 1er mars 2016, il y avait 44.834.000 inscrits sur les listes électorales en France, soit 1% de plus qu'en 2012. De quoi parler de boom après des primaires mobilisatrices et une élection présidentielle dont le résultat reste plus qu'incertain?

Avec la publication de la révision définitive du nombre d'inscrits, le constat est différent. Cette année, ce sont 45.678.000 d'électeurs qui figurent sur les listes contre 44.228.000 en 2012. Une augmentation certes, mais finalement corrélée à la progression de la population en âge de voter résidant en France. "La révision de 2016, qui prépare l'élection présidentielle de 2017, est d'ampleur légèrement plus faible que celle de 2011", décrypte même l'Insee dans une publication parue la semaine dernière.

Si le nombre de première inscriptions ou de réinscriptions est plus élevé en 2017 qu'il y a cinq ans, celui des radiations est plus élevé, en raison de celles opérées à l'initiative des communes. Le nombre d'inscriptions liées à un déménagement s'élève à 2,5 millions. Cela "confirme l'intérêt marqué des électeurs pour ce type de scrutin". Il reste toutefois moins important qu'en 2011 (2,7 millions). "Le taux d'inscription sur les listes électorales est à l'issue de la révision électorale de 2016 quasi-identique à celui observé lors des élections présidentielles de 2012", conclut finalement la division Enquêtes et études démographiques de l'Insee.

Justine Chevalier