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Le duel Hidalgo-NKM reprend lors du premier Conseil de Paris

Anne Hidalgo lors de sa prise de fonctions au mois d'avril 2014

Anne Hidalgo lors de sa prise de fonctions au mois d'avril 2014 - -

Et si l'élue socialiste s'est félicitée de "l'ambiance studieuse" des conseillers parisiens, l'opposition a regretté le "style maîtresse d'école" d'Anne Higalgo, comparant sa méthode à celle de Bertrand Delanoë.

Logement et pollution étaient lundi au programme du premier Conseil de Paris d'Anne Hidalgo, qui s'est déroulé sans surprise ni éclat. Une "ambiance studieuse" a même relevé la nouvelle maire de Paris.

Commentant les premiers pas de l'ancienne première adjointe de Bertrand Delanoë le vice-président délégué du groupe UMP Pierre-Yves Bournazel a ironisé sur un "style maîtresse d'école" d'Anne Hidalgo. "Elle intervient à tout moment sur tout contrairement à Bertrand Delanoë et distribue bons et mauvais points", a-t-il regretté.

Relativement discrète, laissant la parole aux élus UMP les plus chevronnés sur de nombreux sujets, la présidente du principal groupe d'opposition Nathalie Kosciusko-Morizet a réservé sa principale intervention au thème de la pollution. "Moi, je pense que les Parisiens attendent de l'action. Je trouve que la municipalité en leur servant des voeux leur sert des intentions", a notamment fustigé l'ancienne ministre en marge du Conseil de Paris.

La sortie du diesel avant 2020

L'examen du voeu sur la lutte contre la pollution, porté par l'adjoint aux Transports EELV Christophe Najdovski, est intervenu en fin d'après-midi. La maire de Paris a dit sa volonté de "permettre à Paris de sortir définitivement du diesel à l'horizon 2020".

Au programme, le développement des transports en commun, l'instauration de mesures d'urgence en liaison avec le STIF (l'autorité organisatrice des transports franciliens) et la préfecture de police, et la mise en place "au cours des prochains mois d'un plan d'action destiné à réduire la circulation des véhicules les plus polluants".

L'ancienne ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a invité la Ville de Paris à "sortir de (ses) postures", et à mettre en place au plus vite une "Zone d'action prioritaire pour l'air" (Zapa) permettant de restreindre la circulation pour les véhicules les plus polluants. "Contrairement à ce que vous dites la Zapa est prête (...) On peut la mettre en place sans attendre", a souligné la conseillère de Paris, qui avait porté le dispositif sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Avec @nk_m, nous voulons interdire l'entrée de Paris aux véhicules les + polluants. La seule mesure efficace : l'instauration d'une ZAPA.
— Delphine Bürkli (@dburkli) 19 Mai 2014

Du "bluff" s'emporte la droite

Les conseillers de Paris ont aussi approuvé lundi matin un voeu "relatif à la priorité accordée au logement", reprenant les grands engagements de campagne de la socialiste: création de 10.000 nouveaux logements par an, nécessité d'atteindre 25% de logements sociaux en 2025 et 30% en 2030, attention portée au logement intermédiaire.

La droite et le centre ont à l'unisson critiqué un voeu manquant de substance à leurs yeux "Rien n'est indiqué des outils règlementaires, des moyens financiers, ni même du maître d'oeuvre de ce qui ressemble de plus en plus à un bluff !", a jugé le conseiller de Paris UMP Jérôme Dubus, disant douter que la Ville atteigne son objectif.

Se félicitant que la Ville fasse du logement sa "priorité des priorités", mais regrettant que son voeu se résume à un "vague brouillon d'intentions", le groupe UDI-MoDem s'est abstenu.

S.A. avec AFP