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Élections européennes: pour Yannick Jadot, "c'est le vote du siècle"

Invité sur BFMTV et RMC ce jeudi matin, Yannick Jadot, tête de liste Europe Ecologie-Les Verts aux européennes, se dit prêt à toutes les alliances possibles sauf avec l'extrême droite, en tête des sondages.

Créditée de 7,5% des intentions de vote, la liste Europe Ecologie-Les Verts (EELV) est à la peine avant les élections européennes prévue le 26 mai. Pas de quoi inquiéter Yannick Jadot la tête de liste, qui a estimé ce jeudi sur BFMTV et RMC que le vote à venir est le "vote du siècle", en assurant être prêt à travailler avec presque toutes les autres formations.

Le mandat de la sortie des pesticides

Eurodéputé depuis 9 ans, l'ancien membre de Greenpeace s'est dit enclin à toutes les alliances politiques possibles au Parlement européen sauf "avec l'extrême droite", en tête des sondages en France notamment: "Quand je dit qu'on a gagné contre la pêche électrique c'est parce que tous les membres du groupe vert sont allés convaincre d'autres députés d'autres groupes (...) On était avec La France Insoumise, Les Républicains et des socialistes", a assuré Yannick Jadot face à Jean-Jacques Bourdin.

"Ce mandat qui arrive pour nous c'est le vote du siècle. Cela doit être le mandat de la sortie des pesticides, celui où on sort les lobbies du Parlement. Et bien pour cela il va falloir convaincre tout le monde et faire des alliances", a-t-il précisé.

La "ficelle un peu grosse" du Conseil de défense écologique

Interrogé sur le Conseil de défense écologique qui se tient ce jeudi matin à l'Elysée, Yannick Jadot a réitéré sa position. Il a ainsi assuré y voir uniquement une manière de récupérer le vote écologiste, alors que la liste de la majorité est au coude-à-coude avec le Rassemblement national à trois jours du scrutin.

"S'il y a une décision pour l'environnement le climat ou la biodiversité qui sort de ce conseil, évidemment je serais le premier à l'applaudir. Mais trois jours avant les européennes la ficelle est un peu grosse (...) Mais ils ne veulent pas sauver le climat, ils veulent récupérer le vote écolo. Ça démontre à quel point le vote écologie fait bouger Emmanuel Macron", a-t-il estimé.
Guillaume Dussourt